<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>TOUR DU MONDE 2006-2007 - 2_-_inde</title> <description>Souvenirs de voyage, compte-rendu de lecture, photos, contacts, adresses</description> <link>http://toubi2007.blogspirit.com/2_-_inde/</link> <lastBuildDate>Wed, 20 Aug 2008 22:48:46 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/05/21/fin-de-parcours.html</guid> <title>Fin de parcours</title> <link>http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/05/21/fin-de-parcours.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (toubi74)</author>   <category>2 - Inde</category>   <pubDate>Mon, 21 May 2007 23:50:00 +0200</pubDate> <description> Dernière journée en Inde avant un court retour à Paris pour quelques jours. &lt;br /&gt;
Delhi, déjà polluée en temps normal, est carrément devenue irrespirable en cette saison qui précède la mousson. Les établissements qui possèdent l'air conditionné sont rares et les fréquentes pannes d'électricité (4 aujourd'hui) en rendent le fonctionnement plutôt aléatoire. Reste la saison des mangues qui voit fleurir sur les étals des dizaines de mangues jaunes délicieuses que les marchands prédécoupent ou transforment en jus tout aussi savoureux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notable consolation pour conclure un voyage difficile dans un pays fascinant aux mille aspects. Je n'ai pas grand-chose de plus à rajouter sur ce que j'avais écrit lorsque j'avais quitté le pays en mars dernier. Ces quelques jours supplémentaires m'auront fait découvrir d'autres régions de l'Inde (Uttar Pradesh et Madhya Pradesh) mais le sentiment général reste le même, celui d'une très grande beauté des sites et d'une franche honnêteté des gens simples mais aussi d'une extrême misère qui conduit trop souvent à des comportements difficilement acceptables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je reprendrai ce blog début juin à mon arrivée en Thaïlande. A bientôt. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/05/20/retour-à-delhi-via-gwalior.html</guid> <title>Retour à Delhi, via Gwalior</title> <link>http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/05/20/retour-à-delhi-via-gwalior.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (toubi74)</author>   <category>2 - Inde</category>   <pubDate>Sun, 20 May 2007 23:25:00 +0200</pubDate> <description> &lt;a href=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/images/medium_India_Travel_3_.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/images/thumb_India_Travel_3_.gif&quot; alt=&quot;medium_India_Travel_3_.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le peu d'intérêt de Gwalior en dehors de son impressionnante citadelle de 3 kilomètres de long m'incite à ne pas y séjourner et à prendre un billet de train pour Delhi aujourd'hui même. C'est aussi que je n'ai pas pu réserver un billet pour le lendemain – l'employé au guichet ayant fait près peu d'efforts, se contentant de me répondre que toutes les places étaient déjà réservées pour tous les trains du matin et que je n'avais qu'à prendre mon billet au dernier moment, ceci après avoir passé plus de 45 minutes dans une queue de laquelle il avait déjà renvoyé sans ménagement plusieurs des personnes qui me précédaient… - et, m'envolant le lendemain soir de Delhi, je ne veux pas risquer de surprise de dernière minute, comme les chemins de fer indiens en sont coutumiers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De toutes façons, il fait beaucoup trop chaud pour faire quoique ce soit. La chaleur épouvantable qui règne nuit et jour en cette saison échauffe aussi les esprits. Au guichet de réservation, deux hommes se sont presque battus parce que l'un a essayé de passer devant l'autre. Dans le train qui m'amène à Delhi, le contrôleur a insulté un passager pendant vingt bonnes minutes pour une vague histoire de réservation de billets. Plus tôt déjà, dans le bus qui m'amenait de Orchha à Gwalior, le chauffeur a du arrêter le moteur et descendre donner un coup de main à son contrôleur qui se faisait tout simplement molester par un passager refusant de payer son billet! La légendaire douceur des indiens est soumise à rude épreuve par les temps qui courent…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais je fais tout de même un bon voyage entre Gwalior et Delhi. Je tombe dans un compartiment où il y a un peu de place, mais surtout des gens sympathiques, dont un électricien spécialisé dans les projets nautiques et qui parcourt le monde dans tous les sens depuis plus de 30 ans. Mes autres voisins sont gentils également. L'un d'eux, un jeune homme d'une vingtaine d'années me demande soudain : &quot;Are you an engineer?&quot;. Je réponds par l'affirmative, me demandant si ma profession est décidément écrite sur mon visage, en hindi qui plus est. Mais il me donne l'explication : &quot;That's why you are reading a book!&quot;, faisant référence au Lonely Planet que j'avais sorti quelques instants auparavant pour relire le chapitre sur Delhi. Bref, en Inde, si on lit un livre en voyage, on est forcément ingénieur! </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/05/19/de-kajuraho-à-orchha.html</guid> <title>De Kajuraho à Orchha</title> <link>http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/05/19/de-kajuraho-à-orchha.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (toubi74)</author>   <category>2 - Inde</category>   <pubDate>Sat, 19 May 2007 23:25:00 +0200</pubDate> <description> Je quitte Khajuraho par le premier bus du matin, à 5h30 mais celui-ci est déjà bondé et, malgré la desserte de plusieurs villes intermédiaires, il le restera jusqu'à ce que j'en descende, près de 5h plus tard. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Orchha fût une puissante capitale du royaume Rajput entre le 14ème et le 18ème siècle. Il en reste une impressionnante citadelle sise sur les bords de la rivière Betwa et quelques temples dans les environs immédiats, ainsi qu'un ensemble de cénotaphes à côté des ghats jouxtant la rivière. Je retiendrai surout la visite du temple de Lakshmi Narayan, situé à un kilomètre de la ville et qui possède des fresques murales du 17ème siècle de toute beauté. &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/images/medium_IMG_1439.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/images/thumb_IMG_1439.jpg&quot; alt=&quot;medium_IMG_1439.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Dans cette petite ville de province qui reçoit peu de visiteurs, le plaisir des visites est encore augmenté par l'absence de rabatteurs. Au contraire, ici, les gens sont à la fois cordiaux et amicaux, ne cherchant qu'à lier conversation avec les étrangers sans demander de contrepartie. &lt;br /&gt;
Pourtant, la vie est terriblement difficile pour ces communautés de paysans. L'état du Madhya Pradesh fait partie, avec le Bihar et l'Uttar Pradesh, des états les plus peuplés de l'Inde. La densité de population y atteint les 900 habitants au kilomètre carré (contre 320 de moyenne nationale – la France étant à moins de 100) et ce que l'on appelle la plaine gangétique regroupe le quart de la population indienne. Entre les inondations récurrentes en période de mousson et la terrible saison sèche qui les précèdent, les aléas climatiques dictent les conditions de vie et perturbent chaque année le travail déjà pénible des cultivateurs. Largement délaissée par la majorité des visiteurs qui se dirigent en priorité vers le Rajasthan, cette région, pourtant riche d'une culture tout aussi fascinante, ne peut pas compter sur l'industrie touristique pour se développer. Pour nourrir une population toujours plus importante, l'avenir passe par la régulation du flux des rivières pour éviter à la fois sécheresse et débordement et donc par la construction de barrages en amont, au Népal d'où coule 70% de l'eau qui irrigue la région. Mais ceci implique des négociations au plus haut niveau entre les deux pays car si l'Inde a besoin d'eau, le Népal, lui, veut exporter de l'électricité pour renflouer ses caisses désespérément vides. C'est en tous cas un des nombreux exemples où l'on sent que les destins des deux pays dans le futur seront irrémédiablement liés. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/05/18/a-khajuraho.html</guid> <title>A Khajuraho</title> <link>http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/05/18/a-khajuraho.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (toubi74)</author>   <category>2 - Inde</category>   <pubDate>Fri, 18 May 2007 23:40:00 +0200</pubDate> <description> Khajuraho est célèbre pour les sculptures érotiques qui ornent ses temples. &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/images/thumb_IMG_1321.jpg&quot; alt=&quot;medium_IMG_1321.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Mais les scènes érotiques ne représentent qu'une minorité des représentations. Quoiqu'il en soit, l'ensemble est de toute beauté et vaut largement le détour vers ce lieu isolé, ignoré par le plus grand nombre des touristes étrangers en raison de son éloignement. Peut-être aussi l'absence de touristes étrangers est-elle due à la saison : il faisait près de 40°C à l'ombre cet après-midi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a plusieurs groupes de temples disséminés à travers la ville mais les mieux conservés forment un ensemble compact à l'ouest de la ville. Parmi eux, les temples de Lakshmana et Mahadeva, remarquablement préservés, fascinent par leur pourtour ciselé d'une finesse impressionnante. &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/images/medium_IMG_1311.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/images/thumb_IMG_1311.jpg&quot; alt=&quot;medium_IMG_1311.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Construits entre le 10ème et le 12ème siècle sous les dynasties des rois Chandella qui régnèrent à cette époque sur tout le nord de l'Inde, les temples font partie d'un ensemble architectural homogène qui comportaient plus de 85 éléments. Il n'en reste aujourd'hui que 25. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La forme extérieure des temples, si particulière, fait pourtant penser à du déjà-vu ailleurs au cours de ce voyage. A Belur et à Halebid, à quelques kilomètres de Mysore, dans la Karnataka (voir note du 15-02-07), deux temples jaïn de la période Hoysala présentaient le même design. Mais les fresques sont différentes. Les représentations féminines des temples de Khajuraho plongent directement dans l'idée que l'on se fait de l'érotisme en Orient. Elles constituent la réalisation de nos fantasmes sur les moeurs sexuels d'un continent qui, le premier, a codifié les jeux de l'amour sous la forme d'un manuel, le Kamasutra. Et, encore aujourd'hui, on ne peut s'empêcher d'être fasciné et séduit par les positions lascives des femmes, parfois représentées simplement en train d'écrire une lettre d'amour mais avec quel audace! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encore une fois, je ne peux m'empêcher de plaindre ce pays qui faisait preuve hier d'une telle inventivité et d'une telle sensibilité artistique – tous ces temples sont de véritables hymnes à la beauté – et qui sombre aujourd'hui dans l'hypocrisie puritaine et dans le fondamentalisme religieux. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/05/17/de-varanasi-à-khajuraho.html</guid> <title>De Varanasi à Khajuraho</title> <link>http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/05/17/de-varanasi-à-khajuraho.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (toubi74)</author>   <category>2 - Inde</category>   <pubDate>Thu, 17 May 2007 23:45:00 +0200</pubDate> <description> Je quitte Varanasi avant l'aube. Cette ville, décidément, aura regroupé ce que l'Inde compte de plus émouvant et de plus repoussant. Les pèlerins sont en général des gens âgés, mourrant pour certains, tel ce vieillard que j'ai vu faire ses ablutions dans le Gange ; on aurait dit que son corps, si maigre, allait se disloquer tandis que avaler et recracher l'eau du fleuve le laissait épuisé, un râle d'agonie sortant de sa maigre poitrine à chaque mouvement. Mais Varanasi représente aussi en condensé tout ce qui fait le côté pénible d'un voyage en Inde : rabatteurs insistants et mutliformes, gamins en haillons mendiant dans des rues sordides, chèvres et vaches en liberté arrosant de leurs excréments chaque centimètre carré de terrain, conducteurs de rickshaws sournois et vicieux prêts à tous les coups fourrés pour arnaquer le touriste, saleté repoussante partout et odeurs infernales renforcées par une chaleur étouffante depuis le matin jusqu'au soir. Et, hormis le spectacle des ghats, la ville ne possède aucun intérêt culturel. Ce n'est pas le moindre des paradoxes que cette ville sainte, réputée dans le monde hindou, lieu de pèlerinage depuis des siècles, ne possède pas même un temple digne de ce nom. &lt;br /&gt;
Qui plus est, la petite communauté musulmane, spécialisée dans le tissage de la soie, a bâti une imposante mosquée sur les bords du Gange qui semble curieusement dominer cette ville, pourtant terre sainte d'une religion concurrente.&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/images/medium_IMG_1264.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/images/thumb_IMG_1264.JPG&quot; alt=&quot;medium_IMG_1264.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
Et la gare routière, une fois de plus, semble le dortoir de la ville, minable abri pour ceux qui n'en ont pas et qui transforment ce lieu déjà sale en urinoir à ciel ouvert. Le bus pour Khajuraho démarre à 4:30 du matin. C'est que le voyage est long pour parcourir les 450 kilomètres qui séparent les deux villes et je n'arriverai qu'en début de soirée, accompagné par un terrible orage dont les éclairs illuminent des étendues de plaine à perte de vue. A la gare routière de Khajuraho, je me débarrasse promptement du seul rabatteur ayant eu l'audace de braver l'orage et saute dans un rickshaw, direction le centre-ville, plongé dans le noir suite à une panne d'électricité. </description>  </item>  </channel> </rss> 