30.11.2006
Des moai comme s'il en pleuvait...
Je refais deux plongées dans la matinée. Au cours de la première, nous croisons un moai immergé. Je ne sais pas s'il a été déposé là par l'association des plongeurs de l'île de Pâques mais l'effet est garanti. Pour le reste, mêmes commentaires qu'hier: bonne visibilité mais peu à voir.
L'après-midi, je loue un scooter et me rends sur le site de Ranu Raraku, de l'autre côté de l'île. Il s'agit tout simplement de la carrière de pierre où étaient fabriqués les moai. Autour de la carrière située sur le flanc d'un volcan, on trouve des dizaines de moai de tailles diverses et dans divers états de finition. Je grimpe au sommet du volcan et contemple un joli lac rempli d'eau, tandis qu'autour de moi, d'autres moai font de même. Le site est pratiquement désert. C'est magnifique. Le sentiment d'éternité que l'on éprouve en regardant ces figures de pierre aux visages impassibles est incomparable. C'est à la fois reposant car règne ici un silence absolu et angoissant car cela nous rappelle la finitude de notre condition humaine. J'erre plusieurs heures parmi ces géants.
Il y avait plus de 300 moai en construction (vers le 14ème siècle) lorsque des luttes claniques mirent fin à cette entreprise. La fonction des moai est encore mal comprise. Les habitants de l'île de Pâques ont fait l'objet d'un quasi génocide progressif, certains vendus comme esclaves dans les mines du Pérou et de Bolivie, d'autres exterminés par les maladies apportées par les colons. Il ne reste plus rien des premières traditions de l'île.
Je quitte à regrets ce site merveilleux. Mais c'est pour trouver quelques kilomètres plus loin un autre site grandiose: 15 moai se dressent dos à la mer sur un ahu de plus de 30 mètres. Les vagues viennent se briser sur les récifs juste derrière et projettent leur écume au-dessus des moai. La luminosité déclinante de cette fin d'après-midi donne à l'ensemble une atmosphère surréaliste.
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29.11.2006
Première journée sur l'île de Pâques
La journée commence sous la pluie. Le temps n'aura pas été de la partie aujourd'hui.
Le matin, ça ne me dérange pas trop. J'effectue deux plongées pas très loin de la côte. Il n'y a pas beaucoup de poissons mais on peut observer du beau corail. Surtout, la mer est limpide et j'évalue la visibilité à plus de 30m. Malgré tout, ce ne sont pas des plongées exceptionnelles, rien de comparable en tous cas à Sipadan pour le corail ou aux îles Galapagos pour les poissons. Nous arrivons tout de même à surprendre une tortue nageant entre deux eaux.
L'après-midi, j'enfourche la bicyclette et pars à la découverte de l'île. Il y a des sites un peu partout et d'intérêt inégal. On distingue les Ahu qui sont des plateformes de pierre généralement construites en bord de mer. Les Moai reposent sur des ahu. A certains endroits, ne subsistent plus que l'ahu. Autrement dit, pour un néophyte, c'est un tas de pierres dépourvu du moindre sens. A d'autres endroits, les moai sont renversés. Voir ces géants de pierre terrassés et en train de mordre la poussière en dit long sur les ravages du vent, de la mer et du temps. Enfin les plus beaux ahus sont ceux dont subsistent les moai, au moins en partie. Le site de Ahu Akivi à une dizaine de kilomètres de Hanga Roa en fait partie. J'y arrive exactement au moment où les nuages qui menaçaient se décident à verser leur contenu sur le seul touriste égaré en ces lieux. Je poireaute sous la pluie, stoïque mais rageant contre le sort contraire. Une éclaircie, brève mais suffisante, me laisse le temps de prendre la photo souvenir. Trempé mais content, le Nico!
Et le soir, que se passe-til à Hanga Roa? A peu près rien. Hier soir, j'ai pris mon dîner vers 22h et j'étais le dernier client du restaurant. La plupart des touristes restent dans leur hôtel à la nuit tombée, un autre invite la charmante brésilienne rencontrée lors d'une plongée matinale à vérifier si la réputation des français à l'étranger est toujours intacte…
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Play, A. Scherson
"Play" est un film réalisé par Alicia Scherson qui représente, d'après ce que j'en sais, la nouvelle vague du cinéma chilien.
La scène se passe à Santiago. Une jeune garde-malade récupère par hasard un attaché-case appartenant à un ingénieur en pleine déprime. Ayant retrouvé l'adresse du jeune homme dans sa mallette, elle le suit, de manière neutre au début puis en tentant de redonner un sens à sa vie. Elle croise sur sa route toute une panoplie de personnages cocasses. Sa propre vie va en être affectée.
"Play" est un film sensible, tout en nuance. Une grande part d'interprétation est laissée au spectateur. Par exemple, on ne connaît pas la cause de la déprime du jeune homme, qui s'appelle d'ailleurs Tristan comme si son nom le prédestinait à cet état en permanence. Les raisons de la jeune garde-malade sont tout aussi énigmatiques. Chacun dans ce film semble se chercher en observant les autres. Il y est beaucoup question de la mort (le patient de la garde-malade décède au milieu du film, Tristan fait une tentative de suicide…), de l'anonymat des grandes villes, des relations homme-femme (la mère de Tristan à cet égard s'est trouvée un jeune gigolo qui la distrait tout en la trompant grossièrement) et de bien d'autres sujets. Alicia Scherson a voulu saisir un état d'esprit, celui d'une jeunesse (disons jeunes adultes) chilienne qui se cherche, tiraillée entre l'attrait de la grande ville et le retour à la terre. Elle a aussi voulu dénoncer le désastre affectif entre ces jeunes adultes auquel conduit un système, une société qui n'offre pas de perspectives d'avenir. Si le film débouche sur un espoir, le ton en est pourtant très noir, triste comme un jour de grisaille à Santiago.
23:05 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinema, film, voyage
28.11.2006
Arrivée sur l'île de Pâques
Réveil à 2h du matin, départ du bus comme prévu à 3h. Par contre, au lieu de mettre les trois heures syndicales entre Talca et Santiago, il met trois heures et demie et j'attrape juste la connexion pour l'aéroport. Naturellement, le vol est surbooké et un stewart de LAN Chile recherche désespérément des volontaires pour prendre l'avion du lendemain. Non merci mon vieux, on verra dans l'autre sens…
Je rattrape un peu de sommeil dans l'avion, tandis que mon voisin russe regarde un film russe sur son ordinateur japonais. Il faut près de 6h d'avion pour rejoindre l'île de Pâques. On se demande vraiment comment ce petit bout de terre au milieu du Pacifique a pu devenir habité.
A l'arrivée à l'aéroport de Hanga Roa, c'est un peu le club méd'. Les Gentils Organisateurs attendent les groupes de touristes avec des colliers de fleurs. Chaque hôtel possède son bus, ce même bus qui trimbalera le même groupe de touristes à travers l'île. Hum, de mon côté, je n'ai rien réservé et me sens un peu perdu dans cette foule. Bon, je récupère mon sac et me dirige vers le centre. Ce n'est pas loin et je déniche rapidement un residential pas trop cher et bien situé.
L'île est de petite taille, disons 20kilomètres sur 10 et certains sites sont accessibles à pied. C'est le cas du premier que je visite l'après-midi: le cratère de Ranau Kau et le village cérémoniel d'Orongo. Le cratère est impressionnant, recouvert d'une sorte de mousse mélangée à de l'eau de pluie et la proximité de la mer turquoise rajoute à la magnificence du site. Le village d'Orongo a été reconstitué, il servait une fois l'an, lors des danses et commémorations effectuées au début du printemps.
Une fois de retour à Hanga Roa, je vais voir mes premiers Moai. Il s'agit de Ahu Tahai et Ahu Akapu, à quelques centaines de mètres du centre-ville mais situés au bord de la mer dans un décor grandiose. C'est là que se trouve le seul Moai (à ma connaissance…) dont les yeux (en corail) ont été conservés. J'en dirai un peu plus sur les Ahu et les Moai au fur et à mesure de mes pérégrinations à venir sur l'île.
En attendant, je réserve une sortie plongée pour le lendemain et profite de la soirée pourtant pluvieuse en savourant un pisco sour au milieu d'autres internautes qui, comme moi, ont découvert une couverture wi-fi sur cette île perdue.
23:40 Publié dans 1 - Argentine, Chili, Ile de Pâques | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : tour du monde, voyage, journal de bord
27.11.2006
Altos de Lircay
2h de bus m’amènent à l’entrée de la réserve nationale d’Altos de Lircay. Un bus de service public d’ailleurs, qui semble assurer le transport scolaire des enfants des villages jusqu’à l’école la plus proche.
Je choisis de suivre le sentier de l’Enladrillado, qui monte jusqu’à une crête d’où l’on domine toute la vallée. Le chemin est facile et monte en pente régulière. Il faut presque 4h pour arriver au sommet mais la vue époustouflante sur la Cordillère des Andes compense les efforts fournis.
Le bus pour Talca repart à 19h15. Mais cette nuit, Talca n’est qu’une étape : je prends en effet un autre bus à 3h du matin, direction l’aéroport de Santiago et l’île de Pâques.
22:50 Publié dans 1 - Argentine, Chili, Ile de Pâques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tour du monde, montagne voyage, journal de brod
Le Colonel Chabert, Balzac
Publié en 1832, "Le Colonel Chabert" est une courte nouvelle de Balzac. Il s'agit de l'histoire du Colonel Chabert, laissé pour mort à la bataille d'Eylau et qui revient à Paris pour réclamer son dû. Entre-temps, sa femme s'est marié avec son amant et a disposé de sa fortune selon ses volontés testamentaires.
La description de l'étude notariale de l'avoué Derville au début de la nouvelle est la conséquence directe des stages que le jeune Balzac a effectué comme part de ses études de droit. Elle a quasiment force de documentaire sur les pratiques de l'époque.
La psychologie des personnages semble juste ébauchée dans cette nouvelle. Chabert, revenu d'entre les morts, accepte facilement d'y retourner lorsqu'il comprend que sa femme ne l'aime plus. L'avoué Derville prête de l'argent à Chabert de manière bien naïve. Quant à la femme de Chabert, remariée à un comte de la Restauration, elle est présentée comme l'incarnation de l'arrivisme féminin, prête à tous les sacrifices pour conserver sa fortune et sa situation. On a l'impression que ce sont les prémices des grands romans à venir.
La nouvelle a eu un certain succès en France par l'adaptation cinématographique réalisée par Yves Angelo en 1994. Je n'ai pas vu cette adaptation.
22:35 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, voyage
26.11.2006
De Santiago à Talca
Je saute dans un taxi et demande au chauffeur de m'emmener dans un quartier animé de la ville. Il me conduit à Providencia, le barrio voisin du centre-ville. Plusieurs bar-boîtes s'étendent le long d'une rue piétonne. Il y a pas mal de monde, de tous âges. Je rentre dans un pub où joue un orchestre: rock chilien et quelques morceaux des années 70, bonne ambiance, quelques jolies filles dont mes deux voisines au bar avec qui j'entame la discussion. L'une d'entre elles est argentine et travaille chez Toyota, l'autre a dû me dire aussi ce qu'elle faisait mais comme leurs deux prénoms, l'ensemble est allé rejoindre les profondeurs insondables de mon cerveau. Nous bavardons ainsi pendant une partie de la soirée, puis changeons de bar. Au "Havana", c'est l'ambiance salsa qui domine. Inutile de dire que je ne suis pas trop dans mon élément mais je sais apprécier les couples qui se produisent sur la piste. Vers 5h du matin, nous quittons le bar et nous nous séparons. Nous nous donnons rendez-vous la semaine suivante puisque normalement, je serai tout juste de retour de l'île de Pâques.
Trois heures de bus plus tard, j'arrive à Talca, une petite ville endormie de la vallée Maule. Le lendemain, je veux me rendre à la réserve nationale Altos de Lircay pour une journée de trek et Talca en est la ville la plus proche.
J'avais dis qu'Alvaro, le sympathique propriétaire de la Casa Puka Yana dans la vallée Elqui faisait de la musique. Une de ses chansons s'intitule précisément "Talca, Paris y Londres". Cette phrase est célèbre dans tout le Chili. Apparemment, elle est issue de l'enseigne d'un magasin de chapeaux "Talca, Paris y Londres" qui, au siècle dernier se faisait fort de vendre les derniers chapeaux à la mode en même temps que ceux-ci sortaient en Europe.
22:30 Publié dans 1 - Argentine, Chili, Ile de Pâques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tour du monde, journal de bord
25.11.2006
A Santiago
J'arrive à Santiago en fin de mâtinée. Là, pas de doutes, c'est La Grande Ville. Je sais encore prendre une rame de métro dans le bon sens et me rends à la Residencial Londres, rue Londres dans le centre-ville. C'est un vieux bâtiment colonial parfaitement entretenu dont les chambres s'ordonnent autour d'un joli patio. Je demande une chambre commune et le gérant m'emmène dans une chambre individuelle très spacieuse. "De toutes façons, c'est le même prix", me dit-il d'un air blasé.
Je file à la librairie française de Santiago refaire le plein de bouquins. Il n'y a pas grand choix et c'est cher mais je déniche tout de même de quoi m'occuper jusqu'au retour en France.
Le centre de Santiago, qui semble aussi être le quartier des affaires, est quasiment piétonnier. Je me rends au Palacio de la Moneda, le palais présidentiel bombardé le 11 septembre 1973 lors du coup d'état et restauré depuis. Il y a beaucoup de monde, et pas seulement des étrangers. Les chiliens n'ont pas encore fait leur deuil de cette page sombre de leur histoire. Alvaro me disait que, pour la bourgeoisie notamment, l'époque Pinochet est encore considérée comme le bon vieux temps, le temps des affaires florissantes. Et certaines familles ont encore des membres ayant appartenu aux escadrons de la mort, ces troupes spéciales responsables de milliers de morts et de disparus. La littérature, le cinéma n'ont pas encore su traiter cette période récente de l'histoire du Chili. Bref, la présence de nombreuses familles chiliennes autour du palais présidentiel ce samedi traduit un devoir de mémoire, une volonté de ne pas oublier.
Le Musée Historique National, quant à lui, élude complètement tout ce qui a trait à l'histoire récente. On s'arrête au milieu du XXème siècle, sans doute dans une volonté de ne froisser personne. Pourtant, le Musée vaut le détour. C'est une agréable promenade au milieu de peintures coloniales et d'objets divers, avec une préférence marquée pour les armes à feu disséminées autour du patio central.
Le soir, je vais au cinéma le plus proche et assiste à la projection de "The Prestige" dans une salle quasiment vide. Une salle de cinéma vide un samedi soir et la difficulté que j'ai rencontrée tout au long du voyage pour trouver des DVD's de qualité en dit long sur la proximité des chiliens avec le septième art. Au fur et à mesure que le film se déroule, je me demande tout compte fait si tous ceux qui ont choisi plus ou moins consciemment de ne pas y assister n'ont pas pris une sage décision. C'est tellement mauvais que mieux vaut en rester là.
Il est plus de minuit lorsque je sors de la salle. Les rues du quartier ont été investies par des vendeurs à la sauvette qui recyclent tous les produits de consommation courante. Un reste du marché noir de la période pré-Pinochet?
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24.11.2006
The Departed, M. Scorcese
Pour une fois, il ne s'agit pas d'un film chilien. Je suis allé voir "The Departed", le dernier film de Martin Scorcese.
Il s'agit du remake hollywoodien d'un polar hong-kongais "Infernal Affairs". Il y est question de double trahison entre agent fédéral et truand.
Martin Scorcese revient au film de gangster, genre qu'il avait délaissé depuis "Casino". Pour la première fois il tourne avec Jack Nicholson. Sinon, il a fait appel pour ce film à la jeune génération d'acteurs: Di Caprio, Whalberg et Damon.
Rien à dire sur la mise en scène. Même s'il y a parfois des longueurs (l'idylle entre Di Caprio et la psychologue pour flics semble rajoutée et n'apporte rien à l'action), on est tenu en haleine jusqu'à la fin, même en connaissant la version originale dont "The Departed" se démarque singulièrement. Le scénario tient la route tout du long mais la fin est un peu ridicule – le film n'appelait pas une boucherie pareille. Ensuite, il y a les acteurs: Jack Nicholson a bien du mal à jouer son rôle sobrement et on le sent toujours prêt à nous sortir une grimace ou une mimique de comédie. Matt Damon est parfaitement translucide – l'impassibilité froide du regard a peut-être du bon pour un rôle comme celui de Jason Bourne, tueur déshumanisé mais on aurait aimé voir un peu plus d'expression apparaître ici. Finalement, le meilleur reste Di Caprio qui réussit une bonne performance en transmettant avec talent la fragilité intérieure de son personnage.
Au final, j'avoue que j'ai été un peu déçu. Peut-être en attendais-je trop? "The Departed" ne peut pas rivaliser avec certains films antérieurs de Scorcese ("Les Affranchis" ou "Mean Streets"). Cela reste un bon divertissement, là où on espérait un grand film.
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Dernier jour à Valparaiso
Je me réveille un peu plus tôt que mes deux italiennes. Le petit déjeuner de l'auberge est impressionnant. Un jeune français, Alexis, débarque de La Serena au même horaire que moi la veille. Bientôt, le veilleur de nuit de l'auberge, une allemande d'âge mûr et un jeune suisse se joignent à nous autour de la table et la discussion démarre. Comme d'habitude dans ce genre d'auberge, des nationalités différentes dialoguent dans un bon esprit. Pourtant, je ne m'attarde pas, tandis que mes deux italiennes sont toujours dans les bras de Morphée. Lorsque je repasserai à l'auberge, en début d'après-midi, elles auront déjà disparues. Life goes on…
Je continue la visite de cette ville qui regorge de surprises: au détour d'une ruelle, une colonie de chats, plus loin, sur une place publique, un rassemblement de joueurs de bridge, là un tramway vert déboule d'un étroit passage, ici des indiens Mapuche décorent un mur de séparation, Valparaiso est un renouvellement constant, un plaisir des yeux dont on ne se lasse pas. Il y a bien longtemps qu'une ville ne m'a pas enchanté à ce point. Je ressens son atmosphère particulière, artistique et rêveuse. A l'heure où une grand-mère palestinienne se fait exploser à Gaza en signe de protestation contre les bombardements israéliens, il est reposant de déambuler dans des rues où la seule préoccupation des habitants semble être les couleurs de l'arc-en-ciel.
Sinon, journée de deuil: Philippe Noiret est mort. Je me souviens du "Vieux Fusil", film bouleversant où il interprète un médecin assoiffé de vengeance après le massacre de sa famille par les nazis. "Cinema Paradiso" aussi, dans un genre différent.
22:10 Publié dans 1 - Argentine, Chili, Ile de Pâques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, tour du monde, journal de brod

