30.12.2006
Ciao Am'Sud
Je prends l'avion en début d'après-midi. Retour en France pour quelques jours puis, le 7 janvier 2007, nouveau départ, pour l'Inde dans un premier temps.
Bonne année à tous.
23:55 Publié dans 1 - Argentine, Chili, Ile de Pâques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tour du monde, voyage, journal de bord
Les trois monothéismes - D. Sibony
Arrivé à Santiago après avoir épuisé tous les livres dont je disposais, je me rendis dans une librairie française et, devant la pauvreté du choix de livres disponibles, fis l'acquisition de celui-ci; Voilà pour la petite histoire.
Ecrit par un psychanalyste (également docteur en mathématiques et en philosophie), il s'agit d'un livre assez complexe qui présuppose pas mal de connaissances chez le lecteur : connaissance des textes religieux, notion de psychanalyse…inutile donc de prétendre que j'ai saisi la totalité des propos de l'auteur.
En résumé, la thèse de l'auteur est la suivante : les trois religions monothéistes portent en elle une faille intrinsèque causée par un manque originel. Chacune peine à le reconnaître et tente de résoudre ce manque à sa manière:
1. L'Islam: l'auteur affirme que l'Islam aujourd'hui souffre précisément de sa plénitude, de sa perfection, en ce que, dès son origine, elle englobe les autres religions: juive, tout d'abord par un intéressant travail de réécriture de certaines scènes de l'Ancien Testament (dans le Coran, le sacrifice d'Abraham a lieu à La Mecque , dans la Bible à Jérusalem), chrétienne ensuite en intégrant Jésus comme l'un des prophètes d'Allah qui annonçait la venue de Mohammed et dont le message n' a pas été compris. L'auteur insiste aussi sur l'importance de la langue dans laquelle a été écrit le Coran, l'arabe, langue envoûtante, incantatoire, mélodieuse, maternelle qui constitue un chant jouissif pour la communauté des croyants, la Oumma, identifiée à la Mère porteuse. Les implications actuelles abordées ensuite sont :
- le choc de l'étranger: dénonciation du colonialisme comme alibi des faillites actuelles:"l'étranger violant la Matrie, écartant les fils vaincus, prenant possession de la Terre, jouissant d'elle et de ses ressources".
- Les femmes: l'association femme-mère est liée à l'Origine dans le cadre de la Oumma. Elle "a une emprise immense, qui la déborde elle-même, et les vexations qu'elle subit apparaissent comme ce par quoi l'homme se venge d'elle et du pouvoir qu'elle a sur lui, pouvoir auquel il ne peut rien".
- La première guerre d'Irak: Saddam Hussein comme incarnation d'un fantasme familial. De même que des frères ont le droit d'assassiner une sœur parce qu'elle a été vue avec un étranger, de même la guerre du Koweït a été vue par les autres pays arabes comme une affaire de famille. D'où le soutien unilatéral apporté à Saddam Hussein, comme pôle d'identification.
- Retard technique et démocratique des pays musulmans:"Les Musulmans se sont munis à l'origine d'une perfection qui les pousse à rester eux-mêmes, à bouger peu, se retrouvant d'avance dans leur non-déplacement surplombé par la Oumma".
- Israël : la création d'Israël et l'existence de l'État hébreu sont insupportables pour les États musulmans car elles sont une négation de la perfection de l'Origine de l'Islam. Le Coran avait intégré la Bible, les juifs étant considérés comme des musulmans ayant trahi le message qui leur avait été transmis.
2. La religion juive: peuple élu, ayant reçu le premier le message divin, le peuple juif est voué à l'exil avant de retrouver la Terre Promise. D'où la faille à l'Origine. Viennent ensuite quelques pages, intéressantes et compréhensibles, sur les effets symptômes de cette faille originelle: haine de soi, tentation de nier ses origines, humour aussi, idée de pardon traduite par le rituel du Kippour, rapport compulsif à la Loi illustré par cette terrible histoire: "devant l'entrée de la chambre à gaz, une foule de Juifs, un millier de personnes, s'énerve, s'agite, sent qu'il y a de la mort dans l'air. Une femme soudain se met à crier : "on va nous tuer tous". Alors un SS psychologue est appelé à la rescousse et leur proclame: si tout se passe dans l'ordre, ça ira, sinon les contrevenants seront punis avec toute la rigueur de la loi! La foule s'est calmée".
La partie la plus actuelle du livre s'étend sur une quarantaine de pages et traite du sionisme et du problème palestinien. Clairs (on ne peut pas en dire autant de l'ensemble du bouquin…) et concis, ces chapitres constituent une bonne base pour comprendre les conflits actuels.
3. l'Occident chrétien: les propos de l'auteur sur l'évènement christique sont un peu plus confus. En résumé, il semble soutenir que la religion chrétienne pâtit de l'accomplissement de la vie de Jésus. Dieu nous a aimé au point de nous envoyer son fils. C'est fait. Le Messie est déjà venu et le message chrétien est devenu presque inutile puisqu'il se réalise du seul fait qu'on y croit. Il cite également Paul de Tarse considéré ici comme l'un des principaux fondateurs du christianisme et explique les raisons qui ont fait que technique et modernité se sont développés en Occident chrétien plutôt qu'en pays musulman: libéré de la Loi par la venue de Jésus, l'espace chrétien a pu se consacrer à l'étude du monde (même s'il a fallu pour cela plusieurs siècles). L'Islam, quant à lui, est resté prisonnier du Coran, de la plénitude originelle qu'il offre et n'a pu développer les talents individuels et la rechercher technique et technologique.
Suivent quelques pages d'analyse d'une encyclique papale récente : Centesimus Annus où sont traités les problèmes de l'avortement, la question sociale, les valeurs humanistes que l'Eglise tente d'incarner.
"Les trois monothéismes" est un livre difficile. Certains passages, plein de jeux de mots et de nuances, sont incompréhensibles. Cependant, et en s'y reprenant à plusieurs fois, il me semble que l'on ressort plus riche intellectuellement de sa lecture. Certaines perspectives qu'offre l'auteur sont intéressantes. Pour ceux qui ne sont pas découragés par ce résumé, l'auteur a un blog sous: http://danielsibony.typepad.fr/
23:20 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : litterature, tour du monde, voyage
Amérique Latine - A. Rouquié
Ecrit par un politologue et diplomate, cet ouvrage, clair et didactique, constitue un tour d'horizon des problématiques américo-latines anciennes et modernes. L'auteur y aborde tous les aspects que l'on peut observer en voyageant dans le sous-continent: cadre géographique, occupation de la terre (éternels conflits entre grands propriétaires et paysans misérables), découpage sociétal (oligarchie, classes moyennes, ouvriers, forces armées, églises…), violence urbaine, crise de la Dette etc. Impossible de résumer en quelques lignes ce livre dense. Ajoutons un dernier mot pour dire qu'il permettra au lecteur de voyager moins bête dans ces pays si semblables et pourtant si différents.
13:14 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, voyage, amérique latine
29.12.2006
Retour à Buenos Aires
Gabriel vient me chercher à l'hôtel et me conduit l'aéroport. Nous nous disons au revoir et au revoir seulement car je suis sûr que nous aurons l'occasion de gravir d'autres montagnes ensemble.
L'avion, qui devait faire San Juan – Buenos Aires direct, décolle à l'heure. Surprise pourtant lors de l'annonce du chef de cabine: nous allons faire une escale à Mendoza. Pas mal, personne n'en a été informé avant de monter dans l'avion et cette petite plaisanterie nous fera arriver à Buenos Aires avec plus d'une heure et demie de retard. Rien de grave en soi mais je songe avec soulagement que si j'avais choisi de rester une nuit de plus à San Juan, je ratais ma correspondance pour la France.
Je vois aussi que tous les vols annoncés ont du retard, entre une et trois heures. C'est normal, semble-t-il.
J'arrive dans le centre de Buenos Aires jonché de morceaux de papiers. C'est le dernier jour de travail de l'année et tous les employés jettent leurs vieux papiers par les fenêtres des bureaux.
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Amusante coutume locale qui doit conduire à certaines erreurs volontaires: désolé, monsieur l'inspecteur, c'est une regrettable erreur mais le listing de nos comptes est passé par la fenêtre…
Je déjeune avec Roland, mon ancien chef du temps héroïque où je travaillais en Guinée Equatoriale. Nous ne nous étions pas revus depuis plus de cinq ans. Amusant de se retrouver ainsi à l'autre bout du monde.
23:15 Publié dans 1 - Argentine, Chili, Ile de Pâques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tour du monde, voyage, journal de bord, tourisme
La Fiebre Del Loco - A. Wood
Le Loco est un genre de coquillage qui ne se trouve que sur une certaine côte du Chili. C’est une espèce protégée, sauf pendant quelques jours de l’année où la pêche est autorisée. Le Loco est très apprécié des japonais, qui se l’arrachent à prix d’or.
Le film d’Andrès Wood (le réalisateur chilien de Machuca) se déroule précisément sur une île anonyme pendant les quelques jours de pêche au Loco. C’est presque un documentaire sur les habitants de l’île – pêcheurs, marchands, prostituées arrivées là pour l’occasion – et leur mode de vie. Prenant le prétexte du retour au pays de deux jeunes anciens, le réalisateur peint toute une galerie de personnages simples mais attachants. Une émission de radio animée par le prêtre du village participe de la culture commune.
Bien interprété, bien réalisé, tourné en décors naturels, le film est passionnant. Andrès Wood nous plonge – c’est le cas de le dire... – dans une atmosphère particulière, comme si ce petit village et ses habitants, morts au monde toute l’année, ne s’éveillaient que le temps d’une partie de pêche.
21:23 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinema, film, chili, tour du monde
28.12.2006
De la société de consommation en Argentine
Ma clé USB ne fonctionnant plus, je me rends au Darty local pour en acheter une autre. Vraiment, ça ressemble à Darty avec écrans de télé, machines à laver, radio etc. Je trouve non sans mal le rayon des clés USB. Il n'y a guère qu'un seul modèle. Bon, va pour une clé 256K à 25US$, sans doute un peu chère mais j'y trouve mon compte. Vendeur absent ou incompétent, oui, on se croirait bien chez Darty. Lorsque je lui explique mon cas, assez simple au demeurant, le vendeur m'indique la caisse et me dit de suivre la queue de 6 personnes devant l'unique caissière du magasin – il est 19h, c'est l'heure de pointe… - et de préciser à cette dernière les termes absconds de "consumo final" afin de régler l'achat. Je patiente 20 minutes, épelle les étranges termes de mon vendeur qui évoquent, miracle, quelque opération dans le cerveau de l'aimable caissière, paye et me dirige vers le lieu de récupération des achats au fond à droite du magasin. Là, deux jeunes argentins en débardeurs récupèrent les factures de la vingtaine de clients en attente et transmettent à l'étage supérieur où semblent stockés les produits. Evidemment, ma facture passe d'un débardeur à l'autre et tandis que l'un croit avoir transmis à l'autre, l'autre à l'un, les deux ne savent plus ce qu'ils en ont fait. Encore trente minutes de perdues à convaincre les deux vendeurs qu'ils ont bien eu ma facture entre les mains à un moment et qu'elle ne peut pas s'être volatilisée comme ça, le tout sous le regard étonné de la foule expectative se demandant qui est cet étranger qui hausse la voix et perturbe le dessin animé débile montré simultanément sur toutes les télés. Finalement, ma clé USB descend du ciel par l'ascenseur et, plus d'une heure après être entré dans le Darty, je ressors avec mon achat sous le bras.
Il n'y a pas de moralité à cette histoire, sinon qu'elle a constitué l'épisode traumatique de mon retour à la civilisation.
23:15 Publié dans 1 - Argentine, Chili, Ile de Pâques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tour du monde, voyage, argentine, jounral de bord, tourisme
Le Médecin de Campagne, Balzac
Ecrit en 1832, Le Médecin de Campagne est un roman de jeunesse de Balzac. L'histoire, qui se passe en 1829, est celle d'un capitaine de l'armée impériale (Genestas), qui vient confier son fils adoptif au docteur Benassis. Ce dernier, le médecin de campagne donc, est le bienfaiteur d'un petit canton des Alpes dont il a initié le développement économique et social.
En fait, le narrateur s'efface devant ses personnages, ce qui n'est pas toujours le cas chez Balzac. Le livre est construit sous la forme d'une succession de récits.
Benassis raconte comment il a tiré les habitants du canton de leur misère millénaire. A travers lui, Balzac propose un modèle de développement régional centré sur l'autosuffisance puis l'exportation de produits semi-finis, modèle dont Emmanuel Le Roy Ladurie relève les inexactitudes dans son introduction au roman.
Le dîner de notables est l'occasion pour le docteur Benassis (et donc pour Balzac) d'élaborer une théroie du gouvernement élitiste (pas de suffrage universel) et catholique (le prêtre étant considéré comme le principal relais du gouvernement dans les campagnes).
Evocation aussi de Napoléon à travers le récit d'un ancien de la campagne d'Egypte. Toute sa vie, Balzac gardera une profonde nostalgie de l'époque impériale.
Ce livre préfigure les chefs d'œuvre à venir. Le personnage de Lucien de Rubempré, héros malheureux des Illusions perdues et de Splendeurs et Misères des Courtisanes est annoncé par le récit de la jeunesse tumultueuse de Benassis. Egalement, l'allemand Schmücke du Cousin Pons. Il me semble aussi que ce livre est d'une lecture beaucoup plus aisée que d'autres romans de la même période (Les Chouans, le Lys dans la Vallée).
Enfin, coïncidence: La Grande Chartreuse, évoquée dans le récit de Benassis (pris de remords suite à une déception amoureuse, il avait songé à se faire prêtre) vient de faire l'objet d'un film (Le Grand Silence) par le réalisateur allemand Philip Gröning.
12:00 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, voyage, cinéma, livre, roman, Balzac
27.12.2006
Mercedario - J7 - De Pirca de Indios à San Juan
Départ peu après 7h. Il fait assez chaud mais on voit défiler des nuages de neige au-dessus du Mercedario. Il semble que nous nous soyons bien glissés dans un trou de souris météo pour faire cette ascension. Aujourd'hui, ce doit souffler fort là-haut.
En redescendant, nous retraversons ces pénibles pénitents juste au-dessus de Cuesta Blanca. C'est moins long qu'à l'aller car nous traçons tout droit mais les genoux en prennent un coup.
Plus loin, quelques troupeaux de guanacos, ces étranges animaux hybrides entre le mouton et le lama. Nous les voyons d'assez loi et encore disparaissent-ils rapidement hors de vue. Ces animaux sont assez sauvages et il est difficile de simplement les apercevoir. La montagne étant déserte, ils sont encore imprudents. Plus tard dans la saison, nous ne les aurions même pas vus.
Peu après, nous atteignons le refuge du premier jour. Nous apprenons que les deux italiens qui étaient sur l'autre versant, sont repartis ce matin sans avoir pu atteindre le sommet. Annibal, qui arrive vers 15h nous le confirme: de tout le mois de décembre, il n'y a eu qu'une seule journée favorable: hier et seulement hier. Les grimpeurs de l'Aconcagua en ont aussi profité. Je me demande ce qu'il est advenu de Jean-Marc et Gérard, les deux français qui partaient vers le Camp 3 lorsque nous redescendions. Ont-il pu profiter de cette unique fenêtre?
Le retour vers San Juan est long. Il est presque 21h lorsque je dépose mes affaires à l'hôtel. Retour à la civilisation après une semaine dans la nature. Je retrouve avec plaisir les rues piétonnes animées et les terrasses bondées des cafés de San Juan.
23:40 Publié dans 1 - Argentine, Chili, Ile de Pâques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : journal de bord, voyage, tour du monde, montagne
26.12.2006
Mercedario - J6 - Summit Day
Le vent a soufflé en continu toute la nuit. Pas fort mais suffisamment pour nous dissuader de commencer l'ascension de nuit.
Nous attendons dans la tente l'arrivée du soleil qui, peu avant 7h, améliore sensiblement les conditions. Le vent tombe, comme par miracle.
Il fait -5°C lorsque nous nous mettons en route. La première heure et demie est assez raide, nous faisant passer de 5700m à 6200m. La vue sur les environs est plus belle à chaque foulée.
Puis vient une longue traverse qui nous fait rejoindre le premier sommet du massif du Mercedario. Naturellement, le véritable sommet est le dernier d'une longue série de petits sommets. Ce n'est pas très long mais à plus de 6700m, chaque pas compte.
4h30 après être partis du Camp 3, nous atteignons le sommet. Le GPS indique 6725m.
Gabriel est surpris par la rapidité de notre ascension. Il comptait plutôt 6-7h. Sans doute est-ce aussi grâce à une excellente acclimatation. Voilà près d'un mois que j'évolue à plus de 4000m, cela compte. Gabriel, quant à lui, revenait tout juste d'une expédition au Mont Pissis (près de 6800m).
Du sommet, on peut voir au loin (200kilomètres) le massif de l'Aconcagua (regrets, regrets…). Aussi, tout proches, La Mesa et La Ramada. La vue, dégagée, claire, est magnifique. Belle récompense pour nos efforts et douce revanche après les déboires de l'Aconcagua.
Nous ne restons pas longtemps au sommet. Le vent se lève et apporte avec lui des nuages de neige.
La descente s'effectue au pas de course, comme toujours lorsque le sentier le permet. Nous sommes de retour au Camp 3 à 13h30. Le temps de se rassasier et nous plions la tente. Pour gagner du temps sur la journée du lendemain qui doit nous ramener au refuge de Laguna Blanca et pour éviter de repasser une nuit agitée par les vents, nous redescendons au Camp 2.
23:35 Publié dans 1 - Argentine, Chili, Ile de Pâques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : journal de bord, voyage, tour du monde, montagne
25.12.2006
Mercedario - J5 - De Pirca de Indios à La Olhada
Le vent est un peu tombé mais ce n'est pas encore l'idéal. Nous plions la tente et nous mettons en route vers 9h. Objectif: le Camp 3 – La Olhada – 5700m.
Le chemin monte en zig-zag jusqu'à Pirca de Indios Superior puis nous devons franchir un col avant d'arriver au Camp 3. Cette dernière partie est très exposée et nous affrontons un violent vent de face. Rien de comparable à l'Aconcagua, cependant. On avance quand même, avec plus de difficultés mais on avance.
Au Camp 3, nous dégageons un endroit de sa neige résiduelle et plantons la tente.
Ca ne s'annonce pas trop mal pour la journée du lendemain. Ce que nous confirme Annibal par téléphone: demain sera la seule et unique fenêtre, les conditions vont se dégrader dans les prochains jours.
Un jour acceptable dans tout le mois de décembre: je suis bien décidé à ne pas laisser passer cette occasion.
Du camp 3 au sommet, il faut compter 7h. Puis nous voulons redescendre au Camp 2 pour passer la nuit.
23:25 Publié dans 1 - Argentine, Chili, Ile de Pâques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : journal de bord, voyage, tour du monde, montagne

