31.01.2007
Jaisalmer - jours de désert (2)
La plupart des touristes assistent au coucher du soleil et s'en retournent à Jaisalmer. En fait, le spectacle du lever de soleil est tout aussi captivant et je ne me souviens pas la dernière fois que j'ai pu observer l'apparition du soleil de façon aussi nette sur un paysage absolument plat.
La journée est plus intéressante que la veille. Toujours à dos de chameau, nous traversons quelques villages de fermiers, éleveurs de chèvres et de moutons qui vont chercher l'eau au puits voisin. Là, la vie n'a pas changé depuis des siècles, l'ordinaire s'est peut-être un peu amélioré grâce au tourisme mais l'illettrisme reste la norme, comme dans toutes les régions rurales de l'Inde. Mon gentil chamelier ne sait ni lire ni écrire et son fils suit la même voie, qui n'a jamais été à l'école.
Tous deux sont aux petits soins pour moi et cuisinent au feu de bois un éternel mélange de légumes et de pain (chapati), accompagné de ce délicieux thé indien au gingembre généreusement sucré (caï).
Le soir, nous nous arrêtons dans un coin à l'ombre près d'une grande et belle dune de sable et attendons le coucher de soleil. C'est sur cette dune que je passerai la nuit, coincé entre le sable froid et le ciel étoilé illuminé par la lune, pleine cette nuit, emmitouflé dans mon sac de couchage, le visage seul balayé par une légère brise.
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Blood Diamond - E. Zwick
L'action de "Blood Diamond" se passe en Sierra Leone en proie à la guerre civile et tourne autour du commerce des diamants. Leonardo Di Caprio y joue le rôle d'un trafiquant et contrebandier sud-africain aguerri et Jennifer Connelly une journaliste qui perd peu à peu ses illusions devant les carnages répétés dont elle est le témoin. Entre les deux, un pêcheur local qui a perdu son fils mais trouvé un diamant d'une valeur inestimable. La conquête de ce diamant va plonger tout ce beau monde dans d'interminables aventures.
Leonardo Di Caprio porte le film à bouts de bras mais il ne peut rien devant l'indigence du scénario et la platitude de la mise en scène. Il y a bien quelques belles images de la savane africaine et les scènes d'action, au moins au début, sont assez réussies. Mais tout cela ne suffit pas à faire un film et le final, une fois de plus, dégouline de bons sentiments.
Mais, puisque "Le dernier samouraï", nullité cinématographique absolue du même réalisateur fait maintenant figure de référence sur les affiches, gageons que dans le futur Edward Zwick pourra aussi se prévaloir d'avoir à son actif ce film médiocre, sauvé du naufrage par l'interprétation convaincante de son acteur principal.
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30.01.2007
Jaisalmer - jours de désert
Ma dernière expérience de randonnée en chameau date du sahara tunisien il y a de ça près de 10 ans et ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable, la sale bête manquant de peu m'envoyer par terre à plusieurs reprises. Les chameaux indiens semblent plus indolents, à l'image de leur propriétaire, Vanuka et de son fils de 10 ans. Je m'habitue peu à peu au rythme lent et cadencé de ma monture (qui est un dromadaire en fait, comme tous les camélidés de la région…), un jeune mâle de six ans qui passe la plus grande partie de la journée à remâcher les aliments du matin, lâchant de temps à autres de retentissants pets nauséeux.
Le paysage est assez quelconque. Bien que nous nous soyons éloignés de plus de 40 kilomètres de Jaisalmer, on trouve encore une certaine végétation et rares sont les dunes de sable qui ne figurent pas quelques maigres arbustes ou buissons. Malgré la banalité du panorama, c'est un réel soulagement de se retrouver dans le silence absolu (pets du dromadaire excepté…), après plus de trois semaines d'un voyage essentiellement citadin au milieu d'un boucan infernal.
Le soir, un groupe de deux suédoises nous rejoignent au camp, constitué de 4 huttes sommaires que nous n'utiliserons pas car l'occasion est trop belle de dormir à la belle étoile. Avec les deux suédoises, un guide indien, genre malfrat à la petite semelle, fort en gueule et d'une bêtise navrante qui se demande pourquoi j'entame la conversation avec ses deux clientes alors que le repas n'est pas fini. Comme je lui explique qu'il est d'usage en Europe et ailleurs de communiquer pendant les repas, que c'est même un moment privilégié pour le faire et que ceci nous différencie des animaux qui, eux, ont le nez dans leur auge et n'en décollent pas, il me rétorque tout de go que seul Dieu est juge de ce qui est bon ou mauvais. Oui, là j'avoue, cet argument massue m'a cloué le bec…
23:40 Publié dans 2 - Inde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, tour du monde, voyage
29.01.2007
De Jodhpur à Jaisalmer
A l'arrivée à Jaisalmer, après avoir passé la nuit dans le train, je monte dans une jeep en compagnie d'une touriste anglaise pour me rendre dans le centre de la ville, séparé de quelques kilomètres de la gare. En sortant de la gare précisément, deux indiens nous arrêtent et réclament le paiement d'une "tourist tax" de façon très officielle avec carte d'identité plastifiée et reçu à l'appui, avec l'approbation toute innocente de nos deux chauffeurs. L'anglaise et moi nous montrons sceptiques sur cette prétendue taxe dont je n'ai jamais entendu parler et finalement, je refuse de payer et commence à prendre mon sac pour retourner à la gare. Alors, sur un mot du chauffeur, nos deux receleurs abandonnent la partie et s'en vont à la recherche d'autres victimes plus naïves. Ca commence bien…
Cette mauvaise première impression est vite dissipée lorsque l'on visite la citadelle de Jaisalmer. Vieille de plus de 800 ans, elle est constituée d'un dédale de petites rues fraîches où alternent temples jaïns, palais du maharawal, havelis finement ciselés et simples bâtiments de grès couleur de sable. Là, aux portes du désert Thar qui s'étend jusqu'au Pakistan, marchands et artisans prospèrent à l'abri de remparts invincibles.
Le tourisme, qui s'est fortement développé ces dernières années, a multiplié les constructions à l'intérieur de la citadelle et, sollicitant la mince nappe phréatique de cette région aride, provoque l'affaissement progressif des tous les bâtiments. Si rien n'est fait, dans quelques années, les gens ne viendront plus à Jaisalmer que pour y faire un tour de chameau et contempler les vestiges effondrés d'une civilisation millénaire.
Je vais passer deux jours dans le désert à partir de demain. Au retour, la ville sera en effervescence car c'est le festival annuel du désert, rendez-vous des nomades avec leurs montures et époque de spectacles et de fêtes.
22:00 Publié dans 2 - Inde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, tour du monde, voyage
Le Dieu des Petits Riens - A. Roy
"Le Dieu des Petits Riens" est un roman écrit par une indienne née au Kerala. Publié en 1997, il a valu à son auteur le Booker Prize 1997, l'équivalent chez les anglo-saxons de notre Goncourt.
"Le Dieu des Petits Riens" se passe dans l'état du Kerala. C'est l'histoire de deux jumeaux de huit ans Rahel et Estha qui, en 1969, vivent dans la maison familiale en compagnie de leur grand-mère, de leur grande-tante, de leur mère (divorcée) et de leur oncle. Peu à peu se mettent en place les éléments d'un drame qui va aboutir à la mort de deux personnes et à la séparation des jumeaux. Le récit est raconté par Rahel plus de vingt ans après les faits et mélange d'un chapitre à l'autre le passé et le présent.
Il y a beaucoup de choses dans ce roman profondément indien : agitation communiste (le Kerala est le premier état au monde à avoir élu démocratiquement un gouverneur communiste), dénonciation du système des castes (description d'une liaison torride entre une Touchable et un Intouchable), omniprésence des récits épiques fondateurs de l'hindouisme (notamment le Mahabharata), danse et théâtre (description d'une représentation de danse kathakali). Parfois on a l'impression que l'auteur s'est demandée: "bon, qu'est-ce que je pourrai bien rajouter pour avoir un prix? Pédophilie, je l'ai déjà abordé. Ah! Voilà, il reste l'inceste". Et la scène finale entre les deux jumeaux semble complètement hors de propos.
Mais, au bout du compte, l'auteur brosse un portrait peu flatteur d'une société indienne ("mélange entêtant de marxisme à l'orientale et d'hindouisme orthodoxe corsé d'une pointe de démocratie") sclérosée, prête à aller jusqu'au meurtre pour conserver le statu quo mais qui explose face au surgissement brutal de la modernité en la personne de l'ex-femme britannique de l'oncle. L'Inde étouffe dans ce huit-clos familial où les générations ne se supportent pas, où la médisance et le mensonge l'emportent sur la pureté des sentiments.
J'ai aimé ce livre qui me semble être d'une tonalité originale, où senteurs, parfums et couleurs sont rendus avec délicatesse et subtilité. J'en avais parlé avec Joy, mon ami le peintre-hôtelier de Vashisht et lui m'avait dit que le livre l'avait laissé plutôt indifférent. Ce livre est, pour un étranger, l'occasion de se plonger dans un monde nouveau et différent. Pour un indien, tout cela est peut-être archi-connu à en devenir banal. Pourtant, suite à la parution de son livre, Arundhati Roy a été poursuivie en justice dans son pays pour outrage à la pudeur.
07:59 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, litterature, inde
28.01.2007
Jodhpur
La nuit, les abords de la gare ferroviaire de Jodhpur sont le lieu de rassemblement de tous les sans-abris. Impossible de marcher sur les trottoirs, il n'y a souvent pas la place pour enjamber ces corps inertes qui disparaîtront pour aller se répandre dans la ville peu après le lever du soleil.
On m'avait dit beaucoup de mal de Jodphur, aussi n'ai-je pas prévu d'y passer plus d'une journée. Pourtant, une fois que l'on a laissé derrière soi l'agitation infernale d'un centre-ville en tous points similaires à celui de Jaipur, on se retrouve dans un dédale de petites ruelles fraîches bordées de maisons bleues à la peinture récente. En montant vers le fort qui surplombe la ville, on peut profiter des gens et de leur cadre de vie sans être asphyxié par les fumées des rickshaws. A vrai dire, le déjeuner que je prendrai sur le toit d'une auberge regardant d'un côté une ribambelle de gamins jouer au cricket, de l'autre la vieille ville de Jodhpur s'étalant à mes pieds, restera l'un de mes meilleurs souvenirs de voyage.
La visite du fort de la ville (Le Meherangarh), construit au XVème siècle mais qui a bénéficié d'ajouts ultérieurs, est d'autant plus intéressante que le ticket d'entrée donne droit à un audio-guide et, ainsi, à des commentaires éclairants sur les lieux visités. L'impression générale que je retire est celle d'une magnificence architecturale combinée à un raffinement extrême dans la décoration intérieure. Ici, la légende des maharajas, de leur harem et de leurs folies se fait réalité.
23:50 Publié dans 2 - Inde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, tour du monde, voyage
27.01.2007
A Pushkar
Il y a pas mal de librairies dans Pushkar, où l'on retrouve les mêmes ouvrages ésotériques qu'à Lakshman Jhula. Et puis il y a ce livre au titre universaliste, tentative osée de réconcilier toutes les religions : "Jesus lived in India", l'auteur promettant des révélations sur la vie de Jésus avant mais surtout après la crucifixion.
Une promenade matinale autour des ghats du lac est l'occasion d'observer le rituel du puja effectué en public. Le puja est l'acte par lequel le croyant hindou rend hommage aux dieux par le biais d'une offrande de fleurs et de nourriture jetée dans le lac. Le puja est un acte quotidien, montrant par là l'extrême imbrication du domaine religieux dans la vie de tous les jours des hindous.
Certains européens se prennent au jeu et, le temps d'une cérémonie conduite par un prêtre, imitent maladroitement ces pratiques millénaires.
C'est aussi de beau matin que l'on a une chance d'apercevoir les jeunes filles indiennes. Le reste de la journée, elles disparaissent et ne déambulent plus dans les rues que leurs mères, trop souvent amas informes de graisse dus à de multiples grossesses et à une vie traditionnellement consacrée à la cuisine familiale. Au Rajasthan, elles arborent des châles semi-transparents qui leur recouvrent tout ou partie du visage, dignes émules en cela de leurs consoeurs musulmanes de l'autre côté de la frontière indo-pakistanaise.
Pour prendre le bus en Inde et effectuer un long trajet, il y a deux solutions : les bus publics, nombreux, bondés et sales et les bus privés, plus rares, un peu plus confortables et presque propres pour une somme marginalement supérieure. De plus, on peut réserver son siège dans les bus privés (ce qui ne met pas à l'abri de surprise de dernière minute mais rassure tout de même). Seul hic, ces bus-là assurent en gros les principaux trajets des flux migratoires touristiques et leurs horaires suivent la loi de la demande.
Or donc, point de bus privé pour aller de Pushkar à Jodhpur la nuit! Qu'à cela ne tienne, le soir, je me rends à Ajmer, centre névralgique des transports locaux et patiente quelques trois quarts d'heure devant le guichet vide où se prennent les tickets pour Jodhpur. Cinq minutes avant le départ du bus, le guichet ouvre et une foule compacte de passagers s'y précipite, me passant devant allègrement et s'entassant les uns sur les autres au point de presque faire basculer la guimbarde. Euh, comment dire? J'étais là le premier… Non, ça ne marche pas. Bon, alors, moi aussi, oubliant toute discipline et toute politesse, je joue des coudes doucement (car notons bien que tout ceci se passe sans agressivité aucune) pour, imperceptiblement me rapprocher du comptoir avant d'être englouti par la meute gluante des autres passagers. J'obtiens l'un des derniers sièges assis, mal placé juste derrière le chauffeur, lui-même entouré de plus de dix voyageurs qui s'entassent dans la cabine avant. Nous partons à l'heure et nous arrêtons souvent pour faire monter d'autres passagers. Eux resteront debout. Seul endroit non colonisé de ce bus, son toit – une loi récente interdisant d'y faire voyager qui que ce soit.
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Le Mahabharata - P. Brook
Le "Mahabharata" de Peter Brook est la transposition filmée d'une pièce de théâtre qui a connu un succès mondial pendant près de neuf années. Jouée par une troupe internationale, cette adaptation de Jean-Claude Carrière reprend les principaux épisodes de ce récit épique composé entre le 3ème et le 1er millénaire avant l'ère chrétienne. La lutte entre les dieux (les cinq Pandavas, menés par Krishna) et leurs cousins (les démons Kauvaras) est résumée en un peu moins de trois heures (la pièce originale durant apparemment près de neuf heures). En fait, à ma grande honte, je n'ai pas lu le Mahabharata. Aussi trouvè-je utile de regarder cette adaptation, au moins pour en connaître les principaux personnages, si intimement imbriqués dans la vie quotidienne des indiens, encore à l'heure actuelle.
Le DVD contient un bonus d'une heure avec interview des principaux protagonistes. L'actrice qui joue le rôle de Draupadi, l'épouse des cinq Pandavas, est une indienne d'une beauté frappante. Elle tient des propos lumineux sur l'actualité de ce texte et les efforts d'interprétation et d'adaptation dont il a été l'objet.
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26.01.2007
De Bundi à Pushkar
Coursé par quatre chiens que j'avais vus la veille somnolents et paresseux et qui, alors que le jour n'est pas encore levé, n'ont manifestement pas envie d'arrêter leur chasse nocturne, je saute dans un bus en direction de Pushkar.
Pushkar est une ville sainte de l'hindouisme qui abrite en particulier le ghat où furent dispersées les cendres de Gandhi. Mais il n'y a pas que ça et la ville regorge de temples, de lieux saints et de pèlerins. Inévitable contrepartie, des hordes de mendiants envahissent les rues, des lépreux, des sadhus, des faux prêtres et de vrais escrocs, des femmes aussi, et se ruent en bande sur tout étranger ayant le malheur de passer dans leurs périmètres visuels. Pourtant cela n'empêche pas Pushkar d'être l'une des villes les plus touristiques que j'ai visitées en Inde.
Parfois, évidemment, c'est un genre de tourisme un peu biaisé, qui tend à confondre nourriture spirituelle et trip psychédélique. Tels ces deux australiens, tout juste remis d'une bonne cuite la veille (dans une ville qui interdit pourtant toute consommation alcoolisée) et qui, sans doute pour se refaire une santé, fument un joint en guise de petit déjeuner, le tout à la terrasse d'un resto populaire. Incredible India!
Dans les ghats qui bordent le lac, une foule compacte et dense de pèlerins se baigne dans des eaux sacrées. Spectacle coloré chez les femmes qui gardent leurs saris multicolores pendant la baignade, spectacle en noir et blanc chez les hommes qui se rendent au ghat vêtus de leurs dhotis blancs. Au coucher du soleil, une douce lumière ocre envahit le lac et l'atmosphère des lieux, renforcée par le vol des pigeons et la diffusion de chants religieux, prend un aspect magique.
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25.01.2007
A Bundi
Bundi est une ville sale, comme toutes les villes de l'Inde. Les ordures sont jetées à même la rue et y restent jusqu'à assimilation dans l'estomac d'une vache, d'une chèvre, d'un mouton ou d'un cochon. Les mendiants défèquent dans les rues, rejoignant ainsi les innombrables fientes de pigeons et excréments de singes, de chiens, de tout le bestiaire urbain. Les eaux du lac artificiel se teintent d'une coloration verdâtre malsaine et la puanteur générale semble se réveiller en même temps que les humains, aux premières lueurs de l'aube.
Pourtant, la cordialité et la gentillesse des habitants ne semblent pas affectées par la porcherie infecte dans laquelle ils évoluent. Une promenade dans Bundi, à travers ses marchés et ses artisans, est l'occasion de rencontres nombreuses et sympathiques. Certes, au vingtième indien qui m'aborde pour me demander mon nom, mon pays d'origine et où est ma femme, je sens poindre en moi une note d'agacement. Mais je n'en laisse rien paraître et m'assoie volontiers aux terrasses des échoppes, sur les tapis des devantures, prenant le thé avec certains, une photo avec d'autres. Tous font preuve d'une curiosité gentille, presque naïve à l'égard de l'étranger venu leur rendre visite.
C'est la première fois, depuis le début de ce voyage, que je réalise combien ce pays peut être attachant, pas seulement par l'extraordinaire variété des monuments visités mais aussi et peut-être surtout par l'accueil de ses habitants.
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