14.07.2007
Journée pluvieuse à Beijing
Le temps est un peu couvert lorsque je quitte le centre-ville en direction de la Grande Muraille. En chemin, ce ne s'arrnage pas et lorsque j'arrive sur le site de Balading à 70 kilomètres de Pékin, le célèbre monument est littéralement noyé sous une chape brumeuse. On n'y voit pas à plus de 10 mètres! Ce qui n'a pas empêché des milliers de touristes chinois de faire le déplacement. Moi qui croyait éviter la foule en arrivant tôt le matin, je me retrouve submergé par des milliers d'enfants rigolards, portant chacun la casquette rouge de rigueur et un morceau de plastique de couleur bleu pour se protéger de la bruine.
C'est Jacques Dutronc, je crois, qui chantait "un milliard de petits chinois. Et moi? Et moi? Et moi?". Comme je comprends aujourd'hui le sens de ces paroles.Je fais quelques pas sur la Muraille, juste pour la forme car cela n'en vaut pas la peine. La construction de la Grande Muraille a débuté au 3ème siècle après J-C et s'est poursuivie au cours des siècles, quoique son tracé actuel soit éloigné du projet initial. Pendant la Révolution Culturelle, ce glorieux monument d'un passé féodal que l'on voulait révolu a été systématiquement démantelé et je marche aujourd'hui sur une partie si restaurée qu'il est difficile de lui associer une quelconque valeur historique. Reste le tracé époustouflant de la Muraille que l'on devine gravissant les collines les plus abruptes sur près de 3000 kilomètres. On disait même, à une époque, que c'était la seule construction humaine que l'on pouvait apercevoir à l'œil nu depuis l'espace. Au grand regret des astronautes chinois, cette belle théorie a été rejetée aux oubliettes il y a quelques années, preuve à l'appui. Et aujourd'hui, avec le temps qu'il fait, on n'aperçoit même pas la Grande Muraille de puis la terre ferme!
Les tombeaux des empereurs de la dynastie Ming sont situés à quelques quarante kilomètres de Beijing. J'y arrive en fin de matinée et dénombre à vue d'oeil la même concentration alarmante de casquettes rouges que sur la Grande Muraille. Par contre, il y a ici plus de choses à voir. Tous les empereurs de cette dynastie qui a régné sur le continent du quatorzième au dix-septième siècle ont été enterrés en grande pompe dans des mausolées aux dimensions surhumaines. La tombe de l'empereur Wanli a été excavée en 1957 par autorisation spéciale des autorités et l'on peut visiter l'intérieur du caveau (consolidé sans grande inventivité par les architectes chinois, si bien que l'on a plus l'impression de rentrer dans une bouche de métro que dans une sépulture royale...). De plus, au musée adjacent figure une intéressante collection des objets qui accompagnaient le mort dans sa demeure finale. Egalement, un portrait de chaque empereur ainsi que de son épouse. Détail amusant : les empereurs sont peints en tenue officielle et en couleur tandis que leurs épouses font tout juste l'objet d'un rapide portrait en noir et blanc. En tous cas les tombes des empereurs Ming constituent un site remarquablement préservé, ce qui en fait une rareté compte tenu du passé récent de ce pays.
L'après-midi, je flâne un peu dans les centres commerciaux. Pas très loin de ma guesthouse, un mall abrite cinq étages de contrefaçon. Toutes les grandes marques y sont représentées à des prix certes pas donnés mais tellement loin de nos standards européens. Si les représentants de l'OMC viennent y regarder de près, ils vont avoir des choses à dire à leur retour...
23:50 Publié dans 6 - Chine - Mongolie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, beijing, tour du monde, voyage






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