28.08.2007

De Palenque à Florès (Guatemala), via Bonampak et Yaxchilan

9cbe45d522c5dccdbe06a64c9e68ad51.gifUne fois n'est pas coutume, j'ai réservé un tour par une agence de voyage de Palenque pour aller à Florès en passant par les sites de Bonampak et Yaxchilan sur la route. Cela revient à 80US$, une petite somme tout de même (tout compris, les entrées des sites, un petit déjeuner, le repas du midi et les divers transports). Tout seul, cela me serait revenu évidemment moins cher mais aurait nécessité beaucoup plus de temps : les transports en commun dans cette partie reculée du Mexique sont rares.
Le van est plein : en plus d'une australienne sur le retour assez antipathique, il y a là deux jeunes mariés mexicains en lune de miel, un couple d'italiens et une famille espagnole (la mère, les deux sœurs) accompagné par le petit ami français d'une des deux sœurs. C'est surtout avec ce dernier groupe que je discuterai le plus : les deux sœurs partent pour deux mois en Amérique du sud et m'abreuvent de questions pour préparer leur voyage.

Le site de Bonampak ne vaut pas vraiment le détour, sinon pour les fresques murales colorées qui y sont exposées.

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Elles sont encore en bon état et présentées au public telles que découvertes par les archéologues dans les années 1950. En ce qui concerne les temples, ils ont du mal à tenir la comparaison avec Palenque.

Le site de Yaxchilan en revanche est situé à l'écart de la route goudronnée. Pour l'atteindre, il faut prendre un bateau et descendre le Rio Usumacinta pendant près d'une heure.
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Ce fleuve d'ailleurs, qui marque la frontière entre le Mexique et le Guatemala, posée là dans un décor de jungle, me rappelle étrangement les fleuves d'Asie du sud-est (Mékong et Irrawaddy) : même couleur de boue, même courant placide en apparence mais en réalité assez traître, charriant des branchages dangereux pour les embarcations mais source de vie pour des peuples entiers. Malheureusement, le site de Yaxchilan n'est pas vraiment au bord du fleuve ; il est masqué par une rangée d'arbres, ce qui nous prive d'une vue depuis le fleuve qui aurait pu être grandiose. Une fois dedans, on est sidéré par l'étendue de l'endroit. A l'apogée de sa puissance, cette cité maya comptait 25,000 habitants. Je m'associe au groupe franco-espagnol et nous prenons un guide le temps de la visite. Le site est désert, nous sommes les seuls et la promenade est ponctuée par les cris rageurs des singes-hurleurs que nous apercevons de temps à autres en haut des arbres. Yaxchilan est situé dans une réserve naturelle et les animaux, peu farouches, savent qu'ils n'y risquent rien.
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Après le repas de midi, pris à Frontera Corozal, je quitte le Mexique. Remontant le Rio Usumacinta, un bateau m'amène de l'autre côté, à Béthel. Le contraste est frappant avec le Mexique, pourtant situé sur l'autre rive. Frontera Corozal était un petit village propret doté d'un restaurant bien tenu, d'une belle auberge et possédant même un Café Internet. Béthel est un village-poubelle où les ordures sont déversées directement dans le fleuve, tandis que des gamins crasseux jouent dans une mare de boue dont l'eau n'a pas le temps de s'évaporer entre deux averses tropicales. Justement, en attendant le bus qui doit m'amener à Florès, une averse brutale, violente, nous tombe dessus sans prévenir. Des trombes d'eau se déversent sur le village, puis, aussi vite qu'elle est arrivée, l'averse disparaît.
A 17h, je monte dans le bus vers Florès. Le voyage se passe sans incidents. J'arrive à Florès une petite île située au milieu du lac de Peten Itza, à la nuit tombée.

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