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03.09.2007
Les ruines de Chichen Itza – De Tulum à Playa Del Carmen
Je commence par visiter les ruines de Tulum. Ces ruines, produit d'une cité maya déjà en déclin, ne valent en fait que par leur location au bord de la mer.
Les plages autour de Tulum sont superbes et encore peu développées : tout juste quelques cabañas où logent de rares routards, attirés là, par la beauté des paysages et le calme des lieux. Je ne reste pas très longtemps dans l'enceinte des ruines : une demi-heure suffit à en faire le tour. Il faut dire qu'à l'ouverture, il n'y a aucun autre touriste, ce qui rend la ballade d'autant plus aisée (et d'autant plus agréable…).Le calme absolu des ruines de Tulum contraste avec l'agitation qui règne autour de Chichen Itza, le site maya le mieux conservé de la Péninsule du Yucatan. Là, des cars entiers de touristes se déversent à chaque instant et envahissent un site où les ruines semblent en fait secondaires devant l'impressionnant étalage de souvenirs, de vêtements et de tout ce que produit l'artisanat local. Les gens font un tour rapide des monuments et passent le reste de leur temps à flâner entre les commerces. Des ruines, que peut-on dire? El Castillo, la pyramide parfaitement préservée au centre de l'ensemble, est du plus bel effet. Autour, ce sont des bâtiments un peu restaurés mais qui ne présentent pas beaucoup d'intérêt, sinon pour certaines fresques taillées atour de l'aire de jeu de pelote. C'est vrai également, qu'après Palenque et Tikal, il est plus difficile d'être admiratif devant le moindre assemblage de pierres anciennes.
Dans le bus, je discute avec mon voisin, un jeune français qui s'apprête à effectuer sa troisième année d'école d'ingénieur en Angleterre. Il y a seulement dix ans, ce n'était même pas pensable, sauf pour certaines écoles (Centrale Paris notamment) suffisamment chanceuses pour avoir des directeurs d'étude visionnaires. Aux Mines, et dans beaucoup d'autres écoles, l'ouverture à l'international n'était pas à l'ordre du jour et l'on se félicitait de posséder un enseignement de qualité sans avoir besoin de voir ailleurs. Envoyer des élèves dans des universités étrangères équivalait à se rabaisser, avouer ses faiblesses, comme un outrage intolérable à la toute-puissance de nos élites. Que cela change aujourd'hui, comme me le confirme mon jeune voisin, est une bonne chose. Les jeunes ingénieurs ne peuvent plus se contenter de prendre en compte le marché des entreprises françaises mais doivent apprendre et comprendre les méthodes de travail des anglais, des américains, des japonais, bientôt des chinois. Ce n'est qu'en s'ouvrant au monde que l'on pourra rester compétitif, et cela commence dès l'apprentissage du métier, avant même l'entrée sur le marché du travail.
De retour à Tulum, je récupère mes affaires et reprends un bus vers Playa Del Carmen. Au programme des prochains jours : plongée, plongée et encore plongée!
23:30 Publié dans 8 - Mexique-Guatemala-Belize | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mexique, tour du monde, voyage
Commentaires
Eh, oui, les étudiants, ça voyagent pendant leurs études maintenant... C'est sûr qu'en 10-15 ans, les choses ont bien changé. Même dans les universités, cela se fait d'envoyer les étudiants à l'étranger faire un bout de leur étude (ex : à Pau, on a des accords pour que les étudiants qui passent au moins un semestre à Saragosse aient le double diplome).
Ecrit par : Christian | 06.09.2007



