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17.09.2007
Du 14 au 17 septembre, Puerto Vallarta
Puerto Vallarta, c'est un peu la Côte d'Azur mexicaine. La foule en moins, en cette basse saison rendue encore plus calme par les ouragans qui se sont succédés depuis quelques semaines, provoquant annulations et retours précipités. Du coup, les prix sont largement abordables et Juliet et moi logeons dans superbe suite avec vue sur la mer et sur un joli parc du sud de la ville.
Lieu de villégiature privilégié par les retraités américains, Puerto Vallarta possède sa "Promenade des Anglais", agrémentée par quelques sculptures modernes. Là, on s'observe, on se montre, on promène son chien ou ses enfants. La ville est toute entière orientée vers le tourisme de luxe, option troisième âge. Malgré cela, lorsque l'on s'éloigne un peu du centre, on arrive à échapper aux rabatteurs (un peu insistants ici, contrairement à ce que j'ai pu observer dans le reste du pays) et à trouver quelques endroits plus typiques, gargottes notamment qui sont les bienvenues et permettent d'échapper à la nourriture insipide et chère des restaurants du bord de mer.Le samedi, nous partons faire une sortie plongée sur le site le plus réputé du coin : Los Archos. Enfin, plongée pour moi, simple snorkeling pour Juliet qui découvre un nouveau monde. Malheureusement, la visibilité ce jour-là est médiocre. Encore s'améliore-t-elle lorsque l'on descend et, par vingt mètres de fond, on y voit à quelques dix mètres. Mais au-dessus, c'est de la purée de pois. Même au fond, la faune marine n'a rien à voir avec la richesse époustouflante de Playa Del Carmen. Le fond rocheux abrite quelques murènes mais c'est à peu près tout et l'instructeur a beau jurer ses grands dieux que si, si, il y a beaucoup de poissons, je décide de ne pas faire la seconde plongée. En fait, le plus joli est en surface. Los Archos est un endroit remarquable par les blocs rocheux qui surgissent de l'eau et rappellent, toutes proportions gardées, les formations calcaires de la baie d'Halong.
Le samedi soir, un orage tonitruant éclate au-dessus de Puerto Vallarta. Des trombes d'eau se déversent en quelques instants et le défilé qui devait avoir lieu sur le Malecon est repoussé au lendemain matin. Il faudra d'ailleurs toute la nuit et une partie de la journée du lendemain pour que l'eau s'évapore. Certains endroits de la ville ont été carrément inondés. Malgré tout, le dimanche matin a lieu la parade annuelle, commémoration qui coïncide en fait avec le jour du soulèvement du père Hidalgo le 16 septembre 1810 et non pas avec l'indépendance de facto qui n'aura lieu que onze ans plus tard. Toutes les écoles de Puerto Vallarta sont mises à contribution et les élèves défilent au pas, parfois sans musique mais vêtus de leur plus bel uniforme. Devant eux, puis derrière eux, viennent les militaires, les marins, les pompiers, les gendarmes, tous les corps de l'Etat.
Et pendant ce temps, en Thaïlande, un avion de la compagnie low-cost one-two-go s'écrase sur la piste d'atterrissage de l'aéroport de Phuket, faisant plusieurs dizaines de morts ; cette même compagnie que j'avais prise il y a quelques mois sur cette même ligne.
Plus près d'ici, un accident de car a lieu entre Puerto Vallarta et Guadalajara, sur ce même tronçon de route que Juliet et moi avions emprunté de nuit depuis Ganajuato.
Evidemment, tout cela fait un peu réfléchir. Pourtant, les accidents de bus sont rares, les accidents d'avion encore plus. Ils font la une des journaux quelques temps et puis on passe à autre chose. Je ne me suis jamais vraiment senti en danger lors de mes voyages, sauf une fois, peut-être, en Indonésie, où je me suis vraiment demandé si le bateau sur lequel j'étais monté n'allait pas couler au milieu de l'océan. La perception depuis l'étranger est complètement déformée – il n'est que de voir le tapage autour des ouragans tropicaux et la préparation dans le calme des habitants qui les reçoivent. Bref, si ces séries d'accidents me font redoubler de prudence, elles ne me ternissent pas, loin s'en faut, mes envies de voyage et de découverte.
Le lundi, nous rentrons sur Mexico. Juliet a décidé d'abréger ses vacances et de rentrer à Aberdeen. La société pour laquelle elle travaille lui fait des misères et elle veut régler ses comptes une fois pour toutes. Dommage. Au moins aurons-nous passé quelques jours ensemble. Voyager avec une femme est toujours une expérience intéressante ; les centres d'intérêt ne sont pas toujours (plutôt jamais…) les mêmes, les réactions face aux événements diffèrent, les lectures même reflètent les personnalités et les caractères. Evidemment à deux, on fait moins de choses que tout seul mais on le fait aussi différemment, ce qui donne au voyage une autre perspective.
23:35 Publié dans 8 - Mexique-Guatemala-Belize | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mexique, tour du monde, voyage





