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20.09.2007

Acapulco, dernière étape mexicaine

Acapulco est un peu la grand-mère des stations balnéaires mexicaines. Le développement de la ville date des années 1950 et tout ici a un air rétro pas désagréable. La baie est jolie mais le développement urbain l'a fortement enlaidi. Les grands hôtels ont poussé comme des verrues sans qu'il y ait eu de véritable plan de développement.

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Bref, c'est un peu comme sur la côte méditerranéenne espagnole : les infrastructures sont encore là mais les touristes sont déjà ailleurs.
J'en étais là de mes impressions sur la ville, bien triste dernière étape avant de rentrer à la maison, lorsque je suis allé voir les plongeurs sur la Quebrada. Là, c'est un tout autre décor.
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La côte a gardé un aspect sauvage, rendu encore plus évident par les puissants rouleaux qui viennent s'écraser sur les falaises. Qui plus est, je suis sûr d'avoir déjà vu les balustrades ondulées qui bordent la route côtière, sans doute dans un film des années 1960 mais dont je suis incapable de retrouver le titre. Toujours est-il que c'est bien cette partie de la ville – de l'autre côté de la baie donc – qui est le plus attrayant.

Les plongeurs plongent toujours, depuis 50 ans, dans ce mince espace entre deux falaises.
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C'est déjà la basse saison, aussi, il y a peu de touristes mais le spectacle n'en est pas moins impressionnant. Les plongeurs prient devant un petit autel avant de sauter. On les comprend. Il n'y a vraiment pas beaucoup de place et la mer, sans ête furieuse, est agitée. Difficile de prendre des photos mais le simple effet visuel de ces courageux plongeurs sur fond de coucher de soleil suffit à rendre la soirée mémorable.
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Du point de vue culturel, Acapulco n'a rien à offrir ou presque.
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Le Fort de San Diego qui domine la vieille ville a été reconstruit au XIXème siècle et reconverti en musée. On y apprend qu'Acapulco fût longtemps un port important sur la route des Philippines : commerce d'épices, de soie et de porcelaine chinoises, de femmes aussi qui arrivaient en grande quantité chargés sur des galions espagnols, tout du moins lorsque ces derniers n'étaient pas attaqués par les armada de pirates qui fleurissaient dans ces mers du Pacifique.
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Conservée en l'état, une petite chapelle bien ordonnée constitue, à mon sens, la salle la plus intéressante du musée.
A quelques pas du Fort, la Casa de las Mascaras abrite une collection originale de masques de cérémonie mexicains, ainsi que quelques exemples trop peu nombreux de masques provenant d'autres régions du monde, Afrique et Indonésie notamment.
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Ce n'est pas inintéressant mais il y manque des photos montrant les danses au cours desquels ces masques sont utilisés. Et puis sans vouloir être blasé, il me semble que les masques bhoutanais lors des danses du festival de Tsechu avaient une autre allure…
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Le reste de l'activité de la ville tourne autour du Zocalo dans la vieille ville et dans les hôtels de luxe au bord de la mer. Mais il règne partout un parfum de fleur fanée, comme si Acapulco était déjà sur le déclin, cédant la place à d'autres villes plus jeunes qui ont eu le recul nécessaire pour planifier un développement harmonieux, Puerto Vallarta sur la côte Pacifique ou Playa Del Carmen du côté Caraïbes.

L'aéroport d'Acapulco est situé à plus de 30 kilomètres du centre-ville. Ruben, le chauffeur de taxi qui m'amène fait la causette tout au long du trajet, m'inondant de questions sur le Mexique, mes voyages et l'incroyable coup de tête de Zinedine Zidane en finale de Coupe du Monde l'été dernier. Je n'ai pas à me forcer pour lui répondre que le Mexique va me manquer et que j'y retournerai un jour, au moins pour visiter le nord du pays et la Baja California.

Commentaires

Nous sommes aujourd'hui le 21.

Tu arrives demain soir a Paris.

Ce n'est pas uniquement ton dernier jour au Mexique, mais aussi l'un des derniers de ton formidable périple que nous aurons eu plaisir de lire.

Maintenant, cette autre vision sur le monde va s'arreter, pour aller ailleur, et voir d'autre chose. Ca va me manquer, mais par contre, je serai content de te revoir.

Hasta proxima amigo, soy feliz de saber de ti. Approvechas de los ultimo dias en el Paradaiso.

Eric

Ecrit par : Eric | 21.09.2007