<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>TOUR DU MONDE 2006-2007 - litterature</title> <description>Souvenirs de voyage, compte-rendu de lecture, photos, contacts, adresses</description> <link>http://toubi2007.blogspirit.com/litterature/</link> <lastBuildDate>Sat, 30 Aug 2008 01:16:55 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/09/06/mexique-de-chiapas-a-la-crise-financiere-ouvrage-collectif.html</guid> <title>Mexique : De Chiapas à la crise financière - Ouvrage collectif</title> <link>http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/09/06/mexique-de-chiapas-a-la-crise-financiere-ouvrage-collectif.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (toubi74)</author>   <category>8 - Mexique-Guatemala-Belize</category>  <category>Littérature</category>   <pubDate>Thu,  6 Sep 2007 00:50:00 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/01/02/b57718c5f546a1dc62fd9b16b6e7f85d.jpg&quot; id=&quot;media-40792&quot; alt=&quot;5179f3ebaa9dea0ae31ed28cceb46dff.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;A ma connaissance il n'y a guère qu'une seule librairie française à Mexico et dont les étagères sont d'une pauvreté affligeante. Pourtant située dans l'enceinte du consulat français, elle ne fait guère honneur à notre pays : aucun ouvrage d'auteurs mexicains traduits en français, peu de magazines d'actualité, et quasiment aucun ouvrage sur le Mexique en général. En désespoir de cause, j'ai fait l'acquisition de celui-ci, paru aux Editions l'Harmattan il y a quelques années et intitulé &quot;Mexique – de Chiapas à la crise financière&quot;. Il s'agit d'une œuvre collective qui regroupe les textes de diverses personnalités du monde politique mexicain, y compris une lettre signée du sous-commandant Marcos et adressée à Ernesto Zedillo, quelques semaines après son élection contestée (1994). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme son titre l'indique, l'ouvrage s'intéresse à la crise chiapanèque, telle qu'elle a été révélée au grand jour le 1er janvier 1994 lorsque des bandes de rebelles armées ont occupé plusieurs villes du Chiapas avant d'en être délogées par l'armée régulière. Il fait le point des revendications indigènes et analyse les causes du mouvement : héritage maya de tradition rebelle, action pastorale des représentants de l'Eglise qui ont profondément renouvelé leurs sermons dans les années 1970 et ont participé à l'épanouissement du désir d'autonomie des descendants des mayas, problème de la répartition de la terre (&quot;Moins de terre pour plus de pauvres&quot;, régime raciste et oligarchique qui prédomine dans l'état du Chiapas, signature par le gouvernement d'un traité de libre-échange avec les Etats-Unis (ALENA) considéré par beaucoup comme une atteinte à la souveraineté nationale, etc. Tout cela est plus ou moins connu et reflète sans doute une partie de la réalité. Le problème avec cet ouvrage, c'est qu'il n'y a aucun texte défendant le modèle néo-libéral adopté par le gouvernement mexicain. Tous les auteurs sont de gauche, pro-zapatistes et leurs convictions, parfaitement justifiées au vu des textes présentés, mériteraient d'être au moins contrebalancées par la doctrine officielle. Or, ce n'est pas le cas et le lecteur reste un peu perplexe devant la situation apocalyptique qui est décrite. De plus, il manque pas mal de justifications sur beaucoup de points et quelques chiffres bien choisis vaudraient parfois mieux que de longues phrases. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi tous les auteurs, le texte de Carlos Fuentes &quot;Mexique 1995 : Bon réveillon!&quot; sort du lot par la clarté et la sincérité de l'exposé. C'est à lui que j'emprunte les derniers mots de cette note : &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Une fois de plus, le décalage des institutions mondiales par rapport aux nouvelles réalités mondiales saute aux yeux. (…) En cette année du cinquantième anniversaire des Nations Unies, il est urgent de mettre à jour l'organisation mondiale (FMI et Banque Mondiale). (…) Retenons les bonnes idées du proche passé : l'inévitable ouverture au monde, l'effort de compétitivité. (…) Ne répétons pas nos erreurs. Nous ne pourrons les éviter qu'en encourageant la production et l'épargne, un travail meilleur pour un meilleur salaire. Cela demande du temps et de la volonté. Cela demande aussi la démocratie.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; Ce texte date de 1995. Au vu des controverses qui ont marqué les élections récentes, beaucoup de chemin reste à faire dans le sens d'une plus grande transparence démocratique. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/08/30/de-flores-a-belize.html</guid> <title>De Florès à Belize</title> <link>http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/08/30/de-flores-a-belize.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (toubi74)</author>   <category>8 - Mexique-Guatemala-Belize</category>  <category>Littérature</category>   <pubDate>Thu, 30 Aug 2007 23:15:00 +0200</pubDate> <description> Je quitte le Guatemala sans regrets. Ce que j'en ai vu ne m'a pas donné l'envie de prolonger plus avant mon séjour dans ce pays. Les habitants sont pauvres mais certains sont malhonnêtes et il n'est pas facile d'échapper aux propositions insistantes des agences de voyage, tout au moins dans un endroit hyper-touristique comme Florès.&lt;br /&gt;
Il faut dire que l'histoire récente du pays est d'une tristesse affligeante, comme un gigantesque ratage depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, dont la responsabilité incombe d'ailleurs largement aux Etats-Unis. Sous prétexte de retourner des gouvernements taxés un peu trop rapidement de communistes alors qu'ils ne voulaient que le bien de leur peuple, la CIA a financé plusieurs coups d'état et soutenu des dictatures sanglantes qui ont mis le pays en coupe réglée. Comme d'habitude, les plus pauvres ont dérouillé : expulsions de paysans pour restituer les terres à des propriétaires qui s'empressent de les mettre en jachère, violences répétées à l'égard des femmes (le rapport d'Amnesty International indique qu'au moins 580 femmes ont été tuées en 2006), exploitation moyenâgeuse des agriculteurs dans les plantations de café &lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/02/02/ab5636008cedc66489f25a7f6f3f9a46.jpg&quot; id=&quot;media-37169&quot; alt=&quot;577327b52f5c43c27bcf4d3b9b498851.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;(voir à ce titre l'excellent ouvrage de Naomi Watts &quot;No Logo&quot; avec, en particulier, l'implication active de la chaîne américaine Starbucks dans ce qu'on peut nommer de l'esclavage moderne), absence de protection sociale pour les ouvriers des &quot;maquilas, ces entreprises de sous-traitance à capitaux étrangers et travaillant pour l'exportation. Tout cela se ressent bien entendu parmi les habitants, qui sont d'une tristesse désabusée comme je n'en ai jamais rencontrée dans mes voyages. &lt;br /&gt;
Le 9 septembre prochain, des élections générales doivent voir lieu. La campagne présidentielle a donné lieu à des poussées de violence d'une ampleur considérable : &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Selon Mirador Electoral (ME), une coalition d'organisations civiques qui observe la consultation, c'est la campagne la plus violente depuis la fin des régimes militaires et le retour à la démocratie dans le plus grand des pays d'Amérique centrale, en 1985. (…)Toutes les formations politiques sont visées. (…)Le Guatemala a enregistré 2 857 homicides au premier semestre 2007. La violence politique est attribuée pour l'essentiel aux mafias de trafiquants de drogue et aux groupes paramilitaires reconvertis dans la criminalité qui ont infiltré les partis, la police et l'armée.&quot; &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;(J-M Carois, Le Monde du 17-08-07).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/00/00/5d30a6660423d67a37677bb089d6a216.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/00/00/8251e9e0887e22eb25c51725e2133bfa.gif&quot; id=&quot;media-38179&quot; alt=&quot;5d30a6660423d67a37677bb089d6a216.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;J'avais prévu de retourner directement au Mexique aujourd'hui. Mais dans le bus qui part de Florès, je retrouve Aretty, la jeune grecque que j'avais croisée sur la route de San Cristobal, celle-là même que les vestiges maya laissaient indifférente car ils ne tenaient pas la comparaison avec les ruines de son pays (Voir note du 24-08-07). Elle se rend à Belize pour quelques jours et m'assure que les sites de plongée y sont exceptionnels. Après tout, pourquoi pas? Je ne suis pas pressé et la perspective de passer quelques jours sur une île des Caraïbes n'est pas pour me déplaire.&lt;br /&gt;
Je descends donc avec elle à Belize City. La ville ressemble vaguement à ce que j'imagine de Nairobi ou de Mogadishu, sauf que la capitale n'a pas été dévastée par plusieurs années de guerre. N'empêche, ce n'est pas très reluisant : des gamins misérables abordent les quelques touristes dès la descente du bus. Tout ici a l'air vieux et mal entretenu. &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/02/02/e77d317eb04abdaffce51f3784d6ad76.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/02/02/ea66029076eec86589966096607d768b.jpg&quot; id=&quot;media-37170&quot; alt=&quot;e77d317eb04abdaffce51f3784d6ad76.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Juste en face du terminal des speed boats, un camion accroche dans un virage une berline américaine, provoquant la colère du propriétaire qui buvait une bière dans un bar miteux voisin. La population est essentiellement noire, contraste saisissant avec le Guatemala et le Mexique voisin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous prenons un bateau direction Caye Caulker, au large de la côte. Rien à voir avec l'agitation de la capitale. Il y a là un petit air de la Jamaïque avec une forte tendance rasta, du reggae qui s'écoule des bars en bois le long de la plage et une douceur de vivre toute tropicale. &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/01/02/0cf300fe5adce0f45f5d8d8b233b6845.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/01/02/ba543e3c32a9f49204f6243e3ad20d17.jpg&quot; id=&quot;media-37171&quot; alt=&quot;0cf300fe5adce0f45f5d8d8b233b6845.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/01/00/3bac711d9e552411b4b3b70e73bed46a.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/01/00/e9910159db9f72d8fb1175a1adf721d9.jpg&quot; id=&quot;media-37172&quot; alt=&quot;3bac711d9e552411b4b3b70e73bed46a.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/08/15/une-affaire-personnelle-kenzaburo-oe.html</guid> <title>Une affaire personnelle - Kenzaburo Oé</title> <link>http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/08/15/une-affaire-personnelle-kenzaburo-oe.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (toubi74)</author>   <category>7 - Japon</category>  <category>Littérature</category>   <pubDate>Wed, 15 Aug 2007 20:00:00 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/02/00/4d5ae87313196182bac356f95df820e6.gif&quot; id=&quot;media-29080&quot; alt=&quot;1dbe5f3bb8f6f32321aed5a5a391c2b9.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Allez, dernier roman japonais avant de passer à autre chose. &quot;Une affaire personnelle&quot; est l'œuvre de Kenzaburo Oé, l'un des romanciers les plus célèbres au Japon. Ce livre est en partie autobiographique. &lt;br /&gt;
Bird, professeur d'anglais dans une boîte à bachots, attend la naissance de son premier fils. Il erre dans les rues de Tokyo, rentre chez lui et attend le coup de téléphone du médecin. Ce dernier lui apprend que l'enfant est né pais qu'il est anormal. Commence alors une lente descente aux enfers pour Bird qui fuit ses responsabilités dans l'alcool, le sexe et l'apitoiement sur lui-même. Trois jours durant, alors que la survie de l'enfant est incertaine, Bird va vivre dans un cauchemar alimenté par ses peurs, sa paranoïa, une fuite en avant qui débouchera sur l'acceptation de ses responsabilités face à l'enfant qui est né.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre est terrible. On assiste à la destruction lente et systématique du narrateur qui évolue dans une ambiance kafkaïenne où tous, du médecin à sa femme, de ses élèves à sa maîtresse, semblent se liguer contre lui. Et plus il avance dans le temps, plus il s'enfonce dans son cauchemar. &quot;Cette épreuve compenserait-elle en partie les souffrances du bébé?...s'il y avait une souffrance stérile, c'était bien celle de la gueule de bois&quot;. Et sa femme de lui dire, alors qu'elle n'est pas au courant de l'état de l'enfant :&quot;Bird, penses-tu jamais à quoi que ce soit, en dehors de toi-même?...As-tu vraiment envie d'avoir un enfant, Bird?...Serais-tu capable de te sacrifier pour le bébé? Es-tu capable de prendre tes responsabilités?&quot;. Tous autour de lui semblent l'assiéger de questions auxquelles il ne veut pas répondre :&quot;…le fait était que même l'annonce d'une troisième guerre mondiale l'eût laissé indifférent&quot;. Paradoxalement, le livre débouche sur un espoir qui tranche un peu avec le ton de l'ensemble mais possède sans doute une vérité autobiographique. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/08/11/d-abashiri-a-rausu-le-parc-national-de-shiretoko.html</guid> <title>D'Abashiri à Rausu, le Parc National de Shiretoko</title> <link>http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/08/11/d-abashiri-a-rausu-le-parc-national-de-shiretoko.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (toubi74)</author>   <category>7 - Japon</category>  <category>Littérature</category>   <pubDate>Wed,  8 Aug 2007 23:40:00 +0200</pubDate> <description> La veille au soir, je ne peux pas m'empêcher de le mentionner, j'ai mangé mes meilleurs sushis du séjour. C'était dans un petit restaurant qui ne payait pas de mine mais les produits étaient frais du matin et le cuisinier, qui était aussi le patron, pas chiche sur la quantité. C'est bien simple, le poisson recouvrait entièrement le morceau de riz!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour quelques jours, je loue une voiture afin de ne pas être tributaire des transports en commun, de plus en plus rares au fur et à mesure que l'on s'éloigne du centre de l'île. &lt;a href=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/02/02/583871b0829363f96ca11e34df340bd5.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/02/02/adc0a9bbd19e780cbd9fd6f17ef5c2ae.jpg&quot; id=&quot;media-26075&quot; alt=&quot;583871b0829363f96ca11e34df340bd5.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;C'est à peu près le même prix qu'en France (50Euros/jour) mais, à tarif égal, il me semble que j'ai un modèle plus performant: une Toyota Corolla, automatique bien sûr, avec volant à droite comme il se doit pour la conduite à gauche qui est la norme au Japon. Je quitte Abashiri dans la matinée, direction le parc national de Shiretoko, à l'extrême nord-est d'Hokkaido. D'après le Lonely Planet, &quot;so few people get here that humans haven't ruined it yet&quot;. En fait ce n'est pas l'endroit désert dont j'avais rêvé. Tout y est parfaitement aménagé et les cars de touristes se suivent sans discontinuer. Certes, la route qui longe la mer est splendide. Les japonais ne sont pas des fous du volant et la vitesse est limitée à 50km/h ; cela laisse le temps d'apprécier le paysage. Je comptais faire un peu de randonnée mais lorsque j'arrive au début du chemin, je le trouve fermé. Explication : des ours ont été repérés ces derniers jours dans les parages et pour d'évidentes raisons de sécurité, personne n'est autorisé à emprunter le sentier. Dommage pour cette fois. A défaut de pouvoir le gravir, je me console avec une vue du Mont Rausu depuis le pied de la montagne. &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/00/01/408a489c867c200ef7f56812e6286207.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/00/01/12f532d62505d5f750aac99b604b1d61.jpg&quot; id=&quot;media-26076&quot; alt=&quot;408a489c867c200ef7f56812e6286207.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/01/00/23853726f7439d315e7499ba46cde79c.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/01/00/66355e9274b077de0a978fc20593ecc6.gif&quot; id=&quot;media-26078&quot; alt=&quot;23853726f7439d315e7499ba46cde79c.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Du coup je trace la route et arrive de l'autre côté du parc de Shiretoko, à Rausu. Je descends dans un ryokan confortable bâti à l'emplacement d'une source chaude. Cette fois-ci il s'agit d'un véritable onsen, les bains sont à l'extérieur dans un décor naturel grandiose. Le soir, c'est un véritable délice de se plonger dans l'eau brûlante alors que l'air ambiant se refroidit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/02/00/c858a13c4daf38ca992e2383c121b890.jpg&quot; id=&quot;media-26077&quot; alt=&quot;febf7944e829af53fb2cb2f0c637068f.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le calme impressionnant qui règne dans le ryokan à la nuit tombée, me permet de finir un étrange roman, le premier que je lise de Haruki Murakami : &quot;Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil&quot;. Pour être franc, je n'avais jamais entendu parler d'Haruki Murakami avant de débarquer au Japon il y a trois semaines. En fait il semble qu'il s'agisse de l'écrivain japonais le plus renommé à l'étranger, après Yukio Mishima. En tous cas, &quot;Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil&quot; m'a beaucoup plu. Je me suis surpris à le dévorer en fait. Pourtant l'histoire est assez banale : Hajime approche de la quarantaine. Il gère deux clubs de jazz, est marié, deux enfants et se considère plutôt heureux, entre une famille qui l'aime et qu'il aime et une réussite matérielle indéniable. Un beau jour débarque dans son bar Shimamoto-san, une vieille amie d'enfance, la seule qu'il ait jamais eue. Peu à peu, de conversations en conversations, puis de rencontres en rencontres, sa vie est complètement bouleversée. &lt;br /&gt;
Je ne sais pas comment l'auteur s'y est pris (avec talent, c'est certain!) mais on ressent profondément la souffrance de Hajime devant le dilemme que lui pose la réapparition épisodique, fantomatique presque, de Shimamoto-san. Le livre est très touchant et réussit en tous cas à tenir un lecteur moyen en haleine avec des thèmes pourtant assez simples (le retour du passé, la femme fatale, le vieillissement, etc.). &lt;br /&gt;
Dans la foulée, j'achète &quot;Norwegian Wood&quot;, le roman de Haruki Murakami considéré comme son meilleur. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/08/05/de-rebun-to-a-biei-via-asahikawa.html</guid> <title>De Rebun-to à Biei, via Asahikawa</title> <link>http://toubi2007.blogspirit.com/archive/2007/08/05/de-rebun-to-a-biei-via-asahikawa.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (toubi74)</author>   <category>7 - Japon</category>  <category>Littérature</category>   <pubDate>Sun,  5 Aug 2007 23:15:00 +0200</pubDate> <description> La cérémonie d'adieux de l'équipe de l'auberge est dans le même ton que tout le séjour. Sauf qu'en plus des G.O, tous les autres clients font le déplacement pour voir partir le ferry. Tandis que nous les observons depuis le pont supérieur, la dizaine de joyeux lurons présente n'en finit pas de chanter en sautillant et en frappant dans les mains. &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/00/02/597b253ea578e5e035603add71274c31.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/00/02/8e44b3e0d13adb714b8adca5e48f9212.jpg&quot; id=&quot;media-24664&quot; alt=&quot;597b253ea578e5e035603add71274c31.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Les adieux continuent jusqu'à ce que le ferry soit hors de vue mais il y a déjà bien longtemps que nous n'entendons plus leurs chants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En fait, aujourd'hui n'est qu'une longue journée de transport jusqu'à Biei, l'une des portes d'entrée au parc national de Daisetsuzan que je compte visiter le lendemain. Le train est une véritable tortue qui s'arrête dans toutes les gares intermédiaires. Je change par deux fois, une fois à Naroyo et une autre fois à Asahikawa, la capitale provinciale où je dis adieu à une française rencontrée par hasard. La quarantaine passée, France, professeur de danse à Orléans, visite Hokkaido pour la première fois mais c'est son deuxième séjour au Japon : elle a passé les vacances d'hiver à Kyoto. Nous discutons de choses et d'autres pendant le trajet, ce qui rend les heures beaucoup plus courtes. France s'était rendue sur l'île voisine de Rebun-to, Rishiri et elle y est restée pendant une semaine. Elle en revient un peu déçue car le mauvais temps qui a sévi toute la semaine ne lui a pas permis de visiter toute l'île. Egalement, le côté culturel que l'on trouvait à Kyoto lui manque à présent. Et c'est vrai que, de ce point de vue là, Hokkaido a peu à offrir. Je m'y attendais, aussi ne suis-je pas déçu. J'ai voulu passer quinze jours entre histoire et modernité dans le Kansai, aussi l'endroit le plus intéressant pour mes parents. A présent, je découvre le Japon &quot;rural&quot;, plus reposant à vrai dire, loin de l'agitation frénétique des grandes agglomérations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://toubi2007.blogspirit.com/media/00/00/e324085ae1479976f1007b41a6804578.jpg&quot; id=&quot;media-24665&quot; alt=&quot;d175993c30ddba18b8ab12486f6088fa.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Après avoir pris ma correspondance vers Biei, je termine un autre roman de Yukio Mishima, le deuxième de ce séjour après &quot;le marin rejeté par la mer&quot;. &quot;Après le banquet&quot; décrit le mariage d'une tenancière de restaurant huppé qui approche la cinquantaine avec un vétéran de la politique, de dix ans son cadet, sur fond de campagne électorale pour la mairie de Tokyo. Le roman est avant tout le portrait d'une femme décidée, entreprenante et pour qui, dans une certaine mesure, tous les moyens sont bons pour réussir. Elle ne cessera de s'opposer à son mari, homme discipliné, intègre et rigoureux qui fait passer ses principes moraux et ses convictions au-dessus de tout le reste. D'une susceptibilité exacerbée, il n'aura d'autre choix que demander le divorce pour mener la vie sans surprise qu'il a choisie. J'ai préféré ce roman à &quot;Le marin rejeté par la mer&quot;. Mishima nous fait réellement pénétrer dans l'intimité d'un couple et expose, avec certes un fort parti pris pour l'épouse, les conflits insolubles auxquels est confronté ce couple qui s'est formé trop tard. Si &quot;Le marin rejeté par la mer&quot; décrivait sans concession une jeunesse déboussolée que le système mis en place confinait à la violence meurtrière, &quot;Après le banquet&quot; montre les élections politiques sous l'angle de la magouille et du pouvoir de l'argent-roi. Le candidat du parti réformateur est battu pour manque d'argent et parce qu'il s'est refusé à utiliser des moyens déloyaux envers son adversaire ; lequel, en revanche, n'a pas hésité à user de toutes les bassesses pour se faire élire et y a finalement réussi. Entre échec public et faillite privée, le romancier ne laisse pas beaucoup d'espoir à la société dans laquelle il évolue. </description>  </item>  </channel> </rss> 